La femme au tableau (Woman in Gold) [Les extravagances de F&M | NOVEMBRE 2016]

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RÉSUMÉ : Une réfugier juive octogénaire fait appel au gouvernement pour récupérer des œuvres d’art qui appartiennent à sa famille.

Bonjour tout le monde, je vous reviens aujourd’hui plus que motivée à reprendre un rythme convenable et constant je l’espère dans l’écriture de ce blog. Et je suis d’autant plus motivée à vous parler de ce film des Extravagances du mois de novembre, dont le thème était le suivant : « Un film avec pour acteur Charles Dance ». Bon, il se trouve que malgré l’inscription en tant que personnage secondaire du film il y est très peu présent, mais c’est pas vraiment ma faute au fond, non ? Quoiqu’il en soit, j’ai eu un gros coup de cœur pour « La femme au tableau », voici pourquoi.

Un casting parfait

Ce qui selon moi fait de ce film une merveille, c’est dans un premier temps le choix des acteurs. Tous sans exception m’ont donné des frissons et ont joué sublimement leur rôle. Chaque personnage m’a transmis ses émotions au fil de l’histoire. Je les ais suivis dans leur passé, leur présent, et leur futur, qui sont tout trois entremêlés.

En effet, l’histoire de l’Holocauste, la question de la restitution de biens artistiques, mais aussi celle de la fuite dans un autre pays pour la suivie, sont les sujets qui ont été véritablement partagés par le biais de ce film. J’ai particulièrement apprécié les différentes étapes des personnages principaux dans leurs ressentis – Maria, jeune autrichienne juive qui tente de survivre à l’arrivée des nazis dans son pays, et que l’on retrouve bien des années plus tard avec le désir de renouer avec le souvenir de sa famille et de sa patrie. Randol, jeune avocat aux idées folles et à la détermination incroyable qui tente le tout pour le tout de lui aussi vivre dans le passé de ses ancêtres, et de rétablir une justice. On y découvre aussi différentes générations qui au départ ont chacun leurs propres convictions et leurs propres idées face à une Histoire qui leur est pourtant commune ; convictions qui petit à petit vont être largement partagées, leur permettant ainsi de recréer cette Histoire qui les unie.

Un retour dans le temps très bien réalisé

Le passage du présent au passé est également une pure merveille. Là encore le choix des acteurs me semble idéal, les ressemblances sont parfaites (ok, c’est peut-être une base pour un film du genre, mais je tenais quand même à le souligner). Les couleurs du films sont également superbes : le passé est coloré, mais subsiste une certaine ‘chaleur ancienne’ – vous savez, le filtre qu’on utilise pour vieillir les photos.. ! – rendant ainsi perceptible et subtilement proche l’Histoire de notre monde. La tension est palpable à chaque instant dans ce passé reconstitué, tandis qu’un autre combat se joue au présent : celui d’une justice souhaitée par les personnages principaux, et d’un cheminement vers le rétablissement d’une vérité.

Et puis ce qui en fait un coup de cœur…

La musique est par ailleurs sublime (merci Martin Phipps et Hans Zimmer), les personnages sont émouvants, les images magnifiques, l’histoire – vraie qui plus est – nous plonge dans une réalité qui finalement est la nôtre, particulièrement pour les générations futures (sans en exclure la mienne). En effet, nous nous devons, davantage encore aujourd’hui, de nous souvenir de ce qui s’est passé il y a à peine plus d’un demi-siècle – et pas seulement en Autriche. Comme le personnage de Randol au commencement du film, il nous est facile de croire que ce temps de la seconde guerre mondiale est loin. Pourtant, d’une certaine manière, c’est arrivé seulement hier. Nos grands-parents s’en souviennent encore et il est de notre ressort de perpétuer ces souvenirs afin de ne pas les oublier. Nous avons tendance à dire que l’on se souvient, que l’on n’oublie pas ce qui a pu se passer, mais je pense qu’il est indispensable de garder en mémoire le fait que tout peut recommencer si l’on ne fait pas attention. « Laisser au passé le passé » nous dit Maria, mais elle et Randol nous prouvent aussi qu’il faut se battre pour la justice et les souvenirs.

Dernier petit plus du film : il m’a permis de faire écho à certains cours que j’ai dans mon master, en terme de droit de la culture, ce qui indéniablement est très intéressant !

Comme vous l’aurez compris je pense, je vous conseille très fortement ce film qui apporte beaucoup en terme d’émotions, d’Histoire, ainsi que de devoir de mémoire.

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