Mange, prie, aime réalisé par Ryan Murphy | Revu & corrigé par moi-même

[ARTICLE ECRIT EN MAI 2020]

Hello ! Comme cela m’arrive souvent, j’ai vu ce film à plusieurs reprises (4 fois pour être exacte). Je me suis déjà épanchée sur la petite pépite que représente Mange, prie, aime pour moi dans un premier article et il m’a semblé important de le faire une seconde fois. Mes premières impressions n’ont pas changé, mis à part que cette réalisation est désormais passée de presque coup de cœur à un indispensable dans ma vie. J’ai par ailleurs aussi lu l’œuvre littéraire originale de Elizabeth Gilbert qu’il m’est déjà arrivé d’offrir dans le seul but de partager cette douce sensation de bonheur que l’auteure m’a transmis.

RÉSUMÉ : Elizabeth Gilbert a tout pour être heureuse : un mari, un grand appartement… Mais un jour, elle réalise que cette vie n’est pas faite pour elle. Après un divorce douloureux, elle entreprend un grand voyage à travers le monde. (Source : Seriebox)

Bien sûr, j’ai conscience que l’approche philosophique, voir spirituelle du vécu d’Elizabeth, ne peut être ressenti de la même manière par tous. J’ai aussi conscience que le titre en lui-même – et que la partie ‘prière’ en particulier – donne à penser à une forme de religion qui n’est pas partagée par tous (moi par exemple). Aussi, il me semble important de souligner que chacun de ces trois actes (manger, prier et aimer) sont détournables et adaptables à l’infini – selon mon ressenti, de mon expérience et de la lecture plurielle de ce film, évidemment.

Outre mon premier visionnage pour lequel je n’avais pas particulièrement d’attentes, j’ai – pour les 3 fois suivantes – nettement ressenti le besoin et l’envie de m’imprégner de l’expérience d’Elizabeth, de sa manière d’être, de vivre et d’éprouver sa propre existence – souffrances et joies confondues. Aujourd’hui, après un 4ème visionnage, je me sens l’envie de partager mon amour pour ce film, d’essayer de vous le partager au mieux et le plus fidèlement possible vis-à-vis de ce que je ressens en le voyant. Pour ça, petit review des moments où j’ai eu besoin de revoir Mange, prie, aime :

Le 1er ‘re-visionnage’, un petit tour en bouquineries (et filmeries?), je tombe sur le DVD de Mange, prie, aime. Je traîne avec mon meilleur ami à Paris, passage oblige pour des achats culturels, je remplis toujours ma valise avant de repartir dans mes contrées bretonnes. Évidemment, je m’acquiert de ce boîtier, pleine de joie et excitée à l’idée de partager ce film avec mon meilleur ami. Il s’est passé à peine 6 mois depuis ma découverte du film. J’ai envie de lui montrer ce qui m’a plu, touché : entendre de l’italien, voir de beaux paysages, être empathique au vécu des personnages, à leurs émotions,… Partager de la spiritualité me semblait pas trop mal, surtout avec quelqu’un que j’aime ! À ce moment-là, j’ai tout simplement une envie de voyage et de découverte de moi.

Le 2nd ‘re-visionnage’, à peine un an est passé, j’apprends que j’ai un entretien pour un stage d’une année à Florence. Panique, excitation et gros stress sont de mise. Je m’apprête à passer un entretien en anglais, par téléphone. Je suis nulle en anglais et je déteste le téléphone. Bref… Grosse pression à venir, il ne me reste qu’une nuit avant l’entretien fatidique. Je parle depuis des années de partir en Italie, j’adore cette langue (LV2 dans mon cas), je n’y suis allée qu’une semaine en classe de 4ème alors qu’il me reste tant à découvrir ! En postulant à Florence, je n’imaginais jamais avoir d’entretien… Pour me déstresser un peu, et reprendre confiance en moi et mon objectif : petite séance de cinéma. Ça me rappelle pourquoi je veux voyager, expérimenter et découvrir le monde, et vraiment parler l’italien. Mange, prie, aime m’a aidé à me recentrer sur l’expérience que j’avais à vivre et m’a poussé à ne pas lâcher et saisir cette chance. Pas de suites à l’entretien, mais un essai qui n’était pas des moindres pour moi.

Le 3ème ‘re-visionnage’, qui me pousse aujourd’hui à écrire. Pour vous l’expliquer, il me faut souligner le fait que le film mentionne une idée qui peut paraître assez abstraite : celle d’envoyer de la lumière à un être qui nous est – ou nous a été – cher, pour pouvoir zapper ensuite et passer à autre chose. C’est une notion qui me suis maintenant depuis mon premier visionnage du film – en 2016 donc – et qu’il m’arrive régulièrement de partager avec des proches lorsque leur esprit est obnubilé par une personne. L’idée, pour faire simple, est de s’autoriser à penser quelques secondes à cette personne qui nous hante, afin de ne plus y penser. Car il est en effet difficile de ne pas y penser si chaque fois nous nous disons « il faut que j’arrête d’y penser ! », nous faisons tout l’inverse de ce que nous souhaitons. Aussi, l’idée d’envoyer de la lumière, une pensée positive à la personne à qui nous avons fait du mal peut-être, ou qui nous manque, afin de penser à autre chose ensuite et ainsi se pardonner. Je ne sais pas si l’explication de ce ‘concept’ est simple à comprendre, mais quoiqu’il en soit il a plusieurs fois fait partie de moi, afin de me permettre de moins ruminer et de m’autoriser à me sentir bien avec mes pensées. En somme, voilà pourquoi j’ai ressenti le besoin de revoir Mange, prie, aime aujourd’hui. Je savais qu’il me ferait du bien, qu’il me ferait me sentir mieux, et surtout qu’il me rappellerai des préceptes qui m’ont déjà été utiles. Elizabeth, durant son parcours entre l’Italie, l’Inde et Bali, se voit confrontée à de la douleur, de la culpabilité notamment. Elle cherche à trouver sa place dans ce monde où elle ne se reconnaît plus. Elle aime son entourage, ces personnes qui ont fait partie de sa vie, mais pour son bien-être personnel elle quitte tout, pour se retrouver – se trouver. Dans une moindre mesure, je me retrouve dans ce sentiment de redécouverte de soi, d’équilibre à trouver et de cette peur du déséquilibre que peut provoquer l’amour. De l’expérience que j’ai pu compléter depuis mon premier visionnage, j’ai une lecture plus approfondie du film, plus inhérente à l’expérience que transmet Elizabeth. Davantage de phrases m’ont percuté, le film m’a apaisé sur des points plus nombreux qu’avant, je m’identifie beaucoup plus. C’est une expérience de vie qui selon moi peut en toucher plus d’un, qu’importe le vécu que nous avons. L’interprétation et l’appropriation sont multiples et évoluent avec notre propre expérimentation de la vie.

Je ne sais trop quoi ajouter – je pense en avoir même assez dit sur l’impact que peut avoir Mange, prie, aime sur ma vie… Je pense que je regarderai ce film encore souvent : en période de doutes, de relâchement, d’envie de voyage, de partage,… Pour terminer de vous livrer mon ressenti, rien de mieux que de vous laisser des citations qui me touchent énormément :

« Si tu m’aimes, envoie moi de l’amour et du bonheur à chaque fois que tu penses à moi. »

« Dieu réside en toi en tant que toi. »

« L’équilibre c’est de n’autoriser personne à t’aimer moins que tu t’aimes toi. »

« Si on reconnaissait simplement qu’on a une vie de couple foireuse mais qu’on s’y cramponne quand même ; si on admettait qu’on se dispute souvent, qu’on ne fait quasiment plus l’amour, mais qu’on ne veux pas vivre l’un sans l’autre ; comme ça on pourrait passer notre vie ensemble, malheureux mais heureux de ne pas être séparés… »

« Toi et moi méritons mieux que de rester ensemble par peur d’être détruit si nous nous séparons. »

« Quelques fois perdre l’équilibre par amour c’est l’élément essentiel pour vivre une vie équilibrée !! »

« Souris avec ton cœur. »

Ces citations tout particulièrement durant mon dernier visionnage, encouragé par mon environnement actuel :

« Il faut avoir le cœur brisé, de temps en temps. C’est bon signe. Signe qu’on a essayé. »

« J’avais activement participé à la construction de chaque étage de cette vie, alors pourquoi m‘y retrouvais-je nulle part ? Il m’était impossible de rester, mais plus encore de partir. Je ne voulais faire souffrir personne. Je voulais me faufiler discrètement par la porte de derrière, et courir sans m’arrêter, jusqu’au Groenland. »

Et je vous laisse quand même la bande-annonce, des fois que je vous ai donné envie de le voir… :

  • TITRE : Mange, prie, aime
  • TITRE ORIGINAL : Eat Pray Love
  • RÉALISÉ PAR : Ryan Murphy
  • SORTI LE : 22 septembre 2010
  • GENRE : drame, romance
  • DURÉE : 2 heures et 13 minutes
  • NATIONALITÉ : américaine

2 commentaires sur “Mange, prie, aime réalisé par Ryan Murphy | Revu & corrigé par moi-même

  1. Merci ma nièce bretonne préférée pour tes écrits… Malgré que nous ayons le DVD dans notre DVDthèque, je ne l’ai jamais vu. Du coup, je l’ai emprunté ! Bises

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou ma tante ! Merci pour ton joli commentaire, je me suis plutôt livrée dans cet article… Je te souhaite un bon visionnage et te conseille également très fortement le livre (que je relis une fois de plus) ! Des bisous 😘

      J’aime

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