Come with me… au Bénin #2

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Et voilà, je suis au Bénin. A Agonsoudja plus précisément, petit village au sud du pays, à environ une heure à l’ouest de Cotonou, capitale économique. Est-ce que je réalise vraiment ? Je ne le saurai probablement jamais, à part peut-être quand je serai de retour en France… ? Bizarrement, je ne crois pas vivre ce qu’on appelle le « choc culturel ». Généralement, lorsque nous allons dans un pays étranger – qui plus est totalement différent culturellement – nous passons par trois étapes :

  1. Dans un premier temps tout nous émerveille, tout semble ‘magique’ et incroyable – bien mieux que chez nous… Ne dit-on pas que l’herbe est toujours plus verte ailleurs?
  2. La seconde étape nous fait généralement retrouver les pieds sur terre : l’énervement face aux pratiques et à l’environnement, la culture, différentes de celles que nous connaissons nous agace. Il y a une sorte de frustration qui se créé face à ce changement que nous vivons.
  3. Enfin, deux voix s’ouvrent à nous : soit nous faisons avec ces différences, nous parvenons à relativiser et à prendre le rythme qui nous est demandé. Soit à l’inverse nous ne supportons pas ces changements et ce choc culturel, alors il ne nous reste plus qu’à rentrer chez nous et à subir.

Globalement (et très brièvement), voilà en quoi consiste le choc culturel. Mais voilà… Comme j’aime faire les choses comme les autres, je n’ai pas le sentiment de passer par cette première étape de fascination, ni même à la seconde car je n’éprouve pas de rejet de cette culture si différente de celle que je connais et côtoie chaque jour. C’est un sentiment particulier et dérangeant car il pourrait donner l’impression que je n’éprouve aucun intérêt pour ce pays ni même pour l’expérience que je vais vivre pendant deux mois, et pourtant ce n’est pas le cas. Je n’ai aucun regret d’avoir passé ce cap, d’avoir repoussé mes limites. Je suis contente d’être dans ce petit village où la population est très accueillante et chaleureuse (sans mauvais jeu de mots au vu des températures ‘hivernales’ tournant autour des 30°C à chaque moment de la journée…). Les sourires et les rires des enfants que j’ai pu croiser et avec qui j’ai pu jouer sont tout bonnement incroyables et me confortent dans l’idée qu’être ici m’est essentiel. La simplicité des personnes qui m’entourent m’apprend à vivre aussi simplement. Etonnamment le niveau de vie qui m’est imposé (encore qu’il n’est pas aussi déplorable que ce que l’on pourrait croire, je suis vraiment très bien lotie !) ne me dérange en rien. Là où j’aurai été probablement frustrée et énervée d’avoir une coupure d’électricité ou de ne pouvoir me laver autrement que dans une bassine, ici ces conditions m’apparaissent comme logiques et simples. Je ne pensais pas avoir une tolérance aussi grande en pensant à ce changement de vie plutôt radical, et pourtant…

L’acclimatation au pays (son climat, sa culture) se fait plutôt bien, tranquillement. Cependant pour que l’expérience en vaille vraiment la peine, je sens que je dois me dépasser un peu plus et sortir davantage de ma zone de confort, prendre de l’autonomie. Une semaine ici est peut-être un peu juste, mais c’est un objectif que je me lance sans quoi j’aurai la sensation de ne pas avoir vécu la chose à 100%.

Oh ! Peut-être êtes-vous intéressés de savoir ce que je fais ici ? A part toutes les raisons qui m’ont poussé à me lancer bien sûr… Eh bien le Centre Damien de Molokaï, où je me trouve actuellement, vient d’ouvrir une bibliothèque jeunesse. Et comme le métier de bibliothécaire est l’une de mes passions…. Je vais pouvoir aider le Centre à développer cette bibliothèque durant mon séjour. Bon… Promis la prochaine je vous parle plus en détails de l’incroyable projet de ce Centre, de ses objectifs et de tout ce dont il est constitué !

A plus…

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Come with me… au Bénin #1

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Et voilà, je suis à Paris et dans moins de 24 heures, je serai au Bénin. Rien que ça. Après tout, je ne serai pas la première à fouler le sol africain, afin de braver ce monde inconnu qui m’entoure (et accessoirement vivre une expérience et sortir de ma zone de confort). Pour le coup, je sens déjà loin ma zone de confort, pourtant je n’ai pas encore quitté le sol français. De l’appréhension ? C’est certain. Du stress ? Deux fois plus sûr. Des regrets ? Zéro. De l’excitation ? Evidemment, mais pour l’instant les remises en questions sont dans ma tête (« Mais quelle idée j’ai eu là de vouloir partir en Afrique ??? La zone de confort, on y est bien quand même ? »).

Bref… J’entame là mon épopée en terres béninoises en espérant que vous pourrez ressentir mes expériences à venir. Je pensais vous en parler en mode découverte du pays comme un guide touristique pourrait le présenter, mais visiblement la forme ‘journal intime’ semble s’imposer d’elle-même… Enfin… Intime, intime, faut pas pousser non plus, je sais que mes amis, ma famille et mes anciens collègues pourraient passer par là alors… (coucou à eux !).

Alors voilà, je pars au Bénin. Oui, je l’ai déjà écrit, mais je tente de réaliser ce qu’il m’arrive. Je pars en Afrique. Moi qui, il y a encore quelques mois, ne souhaitais absolument pas aller sur ce continent (l’Italie, c’est bien aussi, non ? Moins dépaysant vous dites ?). Voilà que je suis passionnée et curieuse de tout ce qui se rapporte à l’Afrique (il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis dit-on…).

Je ne connais pas le Bénin. Enfin maintenant un peu, je découvre des contes et légendes, je tente d’apprendre à connaitre les cultures de ce pays dans des livres, sur des sites, par le biais de ma famille qui s’y est déjà rendue. Je découvre aussi le Bénin par les préparatifs au voyage : ses moustiques dotés du paludisme, son soleil imposant casquette et crème solaire à n’importe quelle époque de l’année, ses shorts, mais aussi ses pantalons légers (toujours ces saletés de moustiques !), ses vaccins… Ok, c’est pas joyeux le paysage que je dépeins du Bénin… Mais finalement je prépare aussi : un second été qui remplace l’hiver trop froid ou trop peu enneigé de Bretagne (pas du tout enneigé en fait…), les bienfaits d’une peau hâlée (beaucoup rigoleront en me connaissant puisque je risque davantage d’être écrevisse que bronzée…), les souvenirs et les photos que je garderai et regarderai constamment, les rencontres à venir qui seront très certainement enrichissantes, le partage et la culture de la différence… Je prépare tout ce qui fait que le monde est beau et qu’il mérite d’être partagé et vécu ensemble.

Voilà, je pars au Bénin pour toutes ces raisons. Pour avoir un esprit ouvert à tout un monde que je ne connais pas encore (non mais le vaudouisme les gars !), pour me prouver que je peux sortir de ma zone de confort et m’y complaire, pour ne pas avoir de regrets en me disant « j’aurai peut-être dû découvrir le monde tant que je le pouvais ? », « est-ce que je n’aurai pas dû découvrir autre chose que ce que je connais déjà ? », pour partager une expérience extraordinaire, pour partager cette expérience avec les personnes qui me sont chères, pour apprendre de l’autre, pour bien d’autres choses dont je n’ai certainement pas encore conscience.

Voilà, je pars au Bénin pour deux mois. Pour exercer ma passion dans un lieu qui m’est inconnu, mais que j’aime déjà.

Suivez-moi…

Come with me… en Valais #1

... en Valais #1 1

Nouvelle envie, nouvelle catégorie ! Sous forme de vlog écrit, j’ai très envie de vous emmener avec moi dans des coins plus ou moins exotiques. Paris, Paris, Paris ! est plus ou moins l’article précurseur de ma nouvelle rubrique « Come with me… » qui indique plutôt bien de ce dont il s’agit. Pour ce premier/second volet, je vous emmène avec moi dans ma seconde région d’origine, en Suisse : le Valais. Enjoy !

... en Valais #1 2

Sous les couleurs automnales et le soleil estival (oui, oui, les deux à la fois!), j’ai pu découvrir avec gourmandise un plat typique du coin et de la saison : la brisolée. Châtaignes, raisin, fromages et charcuterie de la région invitent à souper avec délices de nombreuses saveurs automnales. C’est avec immense plaisir des yeux et de l’estomac que j’ai pu goûter à ce plat traditionnel de la fête de la châtaigne, très prisée dans la région. Le met est d’autant plus délicieux qu’il s’inscrit parfaitement dans le paysage montagneux et frais de l’automne.

... en Valais #1 3

Petite mention spéciale pour le moût, jus de raisin fraîchement vendangé. Une pure gourmandise qu’il me tarde de goûter à nouveau entre septembre et mi-octobre !