Princesse 2.0 de Andy

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RÉSUMÉ : Je m’appelle Lindsay et j’ai 24 ans. On me dit que pour trouver le Prince Charmant, il faudrait déjà que je me comporte comme une Princesse. Easy : je vais m’inspirer de toutes ces filles qui semblent parfaites. Vous savez, ces filles, là, sur les réseaux sociaux, qui nous en mettent plein la vue avec leurs fringues (quand elles en portent) et leurs copines trop belles (quand elles en ont). Je vais faire tout pareil ! (enfin, je vais faire ce que je peux, quoi) Un jour mon Prince viendra… Ou pas ! Avec :

– des montages Photoshop de qualité (ou pas)

– des tests indispensables (comment savoir si votre mec est un connard)

– de vrais morceaux de Ryan Gosling… Et plein d’autres infos essentielles !

Bonjour à tous ! Me voilà à nouveau avec un livre – une fois n’est pas coutume d’autant que c’est bien plus l’objectif initial de ce blog que celui de parler de films, mais après tout je fais ce dont j’ai envie haha. Bref… J’ai lu (dévoré en fait) Princesse 2.0 de Andy (parce-que j’aime beaucoup cette Youtubeuse et que ce livre m’intriguait beaucoup beaucoup).

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Dunkerque (Dunkirk) réalisé par Christopher Nolan

Dunkerque

RÉSUMÉ : Au début de la Seconde Guerre mondiale, en mai 1940, environ 400 000 soldats britanniques, canadiens, français et belges se retrouvent encerclés par les troupes allemandes dans la poche de Dunkerque. L’Opération Dynamo est mise en place pour évacuer le Corps expéditionnaire britannique (CEB) vers l’Angleterre.

L’histoire s’intéresse aux destins croisés des soldats, pilotes, marins et civils anglais durant l’Opération Dynamo. Alors que le CEB est évacué par le port et les plages de Dunkerque, trois soldats britanniques, avec un peu d’ingéniosité et de chance, arrivent à embarquer sous les bombardements. Un périple bien plus grand les attend : la traversée du détroit du Pas de Calais.


Dunkerque, Dunkerque, Dunkerque… Un an et demi peut-être que j’attendais de pouvoir voir ce film, dont le trailer si court m’avait subjuguée dans les salles de cinéma. Quelques secondes auront suffi à me faire trembler et à me rendre impatiente de voir ce chef-d’œuvre tant attendu.

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Mommy réalisé par Xavier Dolan

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RÉSUMÉ : Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent profondément turbulent. Ensemble, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de la mystérieuse voisine d’en-face, Kyla.


J’ai tellement vue et revue l’affiche de ce film à la bibliothèque dernièrement, et le passage ‘Céline Dion’ que j’ai vu passer récemment sur les réseaux sociaux, ne m’ont fait que me rendre impatiente à l’idée de regarder ce film (ouais ok il est sorti y a un moment maintenant, mais j’avais jamais ressenti une réelle envie de le regarder jusqu’à aujourd’hui…). Alors quand j’ai fait le lien avec le thème des Extravagances de janvier (je rattrape enfin mon retard!), j’étais obligée de regarder Mommy, puisqu’il « commence par un M ». C’était pourtant pas gagné, car entre Xavier Dolan et moi, c’est pas l’amour fou.. Ok, je n’avais vu avant Mommy que Juste la fin du monde, et ok, m’attendre à de la science-fiction en allant le voir au cinéma parce-que je n’étais jusqu’alors incapable de le différencier de Christopher Nolan ; forcément ça ne m’a pas aidé à positiver le travail de Xavier Dolan… Mais désormais je fais bien la différence (qui est quand même énorme vous me direz…) et je peux vous parler de ce réel coup de cœur que m’a procuré Mommy

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La femme au tableau (Woman in Gold) réalisé par Simon Curtis

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RÉSUMÉ : Une réfugier juive octogénaire fait appel au gouvernement pour récupérer des œuvres d’art qui appartiennent à sa famille.

Bonjour tout le monde, je vous reviens aujourd’hui plus que motivée à reprendre un rythme convenable et constant je l’espère dans l’écriture de ce blog. Et je suis d’autant plus motivée à vous parler de ce film des Extravagances du mois de novembre, dont le thème était le suivant : « Un film avec pour acteur Charles Dance ». Bon, il se trouve que malgré l’inscription en tant que personnage secondaire du film il y est très peu présent, mais c’est pas vraiment ma faute au fond, non ? Quoiqu’il en soit, j’ai eu un gros coup de cœur pour « La femme au tableau », voici pourquoi.

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Avant toi (Me Before You) réalisé par Thea Sharrock

Avant toi

RÉSUMÉ : Si elle est originale et artiste dans l’âme, Louisa, n’a aucune ambition particulière. Elle se contente d’enchaîner les boulots pour permettre à ses proches de joindre les deux bouts. Jeune et riche banquier, Will était un garçon plein d’audace et d’optimisme jusqu’à ce qu’il se retrouve paralysé, suite à un accident…


Bonjour tout le monde ! Je vous reviens aujourd’hui avec un film récent (oui, oui!), mais potiche comme je suis il ne pourra pas entrer dans le défi alphasciné car je l’écris un petit jour trop tard.. Mais peu importe, j’avais tout particulièrement envie de vous parler de ce film adapté du roman éponyme de Jojo Moyes, qu’il me tarde de dévorer !

Un coup de cœur dès les premières secondes

Alors comment vous dire… Dès les 5 premières minutes, même secondes, je suis tombée amoureuse de ce chef-d’œuvre ! En quelques secondes seulement j’ai su qu’il serait le meilleur, le plus beau, le plus merveilleux, le plus émouvant film que je n’ai jamais vu. En quelques secondes il a détrôné mon film fétiche depuis plusieurs années The Last Song – que j’ai vu, vu, et revu un bon million de fois maintenant. Comment ai-je su que j’allais adorer, je dirai même idolâtrer, ce film ? J’ose dire l’instinct.

J’avais beaucoup entendu parler du roman de Jojo Moyes, rapidement de ce qu’il découlait de l’histoire, et lorsque mon acolyte de toujours, Florian, et moi-même avons décidé d’aller voir son adaptation au cinéma, je m’attendais à un film émouvant, certes, mais pas à ce point là. Je pense pouvoir dire que je n’ai jamais autant pleuré devant un film, de vraies larmes, pas uniquement d’un sentiment intérieur.

Dès les premières secondes, donc, nous sommes immergés dans l’histoire à son commencement, à ce moment où la vie d’un homme bascule. On s’attend à toutes les situations possibles, tous les accidents qui auraient pu engendrer cette paralysie, et pourtant la mise en scène du début nous surprend déjà. On entre ensuite tout aussi rapidement dans deux univers bien différents, mais qui finalement vont merveilleusement s’accorder à force de volonté, au départ de la part du personnage de Louisa, interprété par Emilia Clark. Nous entrons donc dans l’univers pour le moins détruit et déprimant – voir déprimé – de Will (Sam Claflin *-*), dont la joie de vivre à bien disparue depuis son accident. À l’opposé, nous avons Louisa, jeune femme exubérante, au look pour le moins douteux, mais plein de vie, qui, de par son caractère optimiste, fera tout pour redonner la joie de vivre à Will. Ce sont deux mondes qui, à force de travail, d’empathie, d’écoute et de soutien, parviennent à se réunir pour former une harmonie absolue.

Un sujet poignant

Les acteurs, principaux comme secondaires, endossent par ailleurs merveilleusement bien leurs rôles. Chacun amène sa part de joie et de tristesse à sa manière, au cours des différentes étapes d’une vie qui a semblé s’arrêter subitement au détour d’une rue. Chaque personnage tente de garder ou de se faire une place dans un monde où la vie peut être bien cruelle, de différentes manières, et surtout avec de l’amour. Mais au-delà de ce sentiment qui est régulièrement présent dans la fiction et dans le cinéma, Avant toi traite d’un thème particulier, celui de l’euthanasie. Il nous donne les clés qui nous permettent de nous questionner sur ce sujet, sur ce débat qui se ‘joue’ entre la vie et la mort, et où le choix est bien souvent partagé entre la personne atteinte et son entourage. Ce film nous montre également le quotidien des personnes souffrant de paralysie, il nous permet e nous rendre un peu mieux compte de ce qu’ils vivent et surtout pensent chaque jour.

En conclusion, ce film est pour moi de loin le meilleur film que j’ai vu, et je compte bien le revoir un bon milliard de fois. Et vous ? Comptez-vous le regarder ? L’avez-vous déjà fait ?

Trance réalisé par Danny Boyle

Trance

RÉSUMÉ : Simon, un commissaire-priseur, s’allie à un gang mené par Franck, un caïd de la pègre. Ils préparent le vol audacieux d’un chef-d’œuvre de Goya. Lorsque Simon tente de flouer le gang pendant le vol, Franck le frappe violemment, le laissant inconscient… À son réveil, Simon annonce que le choc lui a fait oublier où il avait caché le tableau. Incapable de forcer Simon à révéler le lieu de la cachette, Franck et ses associés font appel à une charismatique hypno-thérapeute dans le but de le faire parler.


Bonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un film qui m’a pour le moins étonnée. En effet, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il devienne un réel coup de cœur, je faisais d’ailleurs en sorte de repousser le moment de le regarder. Et finalement, quelle n’a pas été ma surprise quand je me suis rendue compte – dès les premières minutes – que ce film était une petite pépite ! On passera sur le fait que je l’ai regardé en français étant donné que je n’ai pas trouvée la version originale, mais pour le coup je n’ai pas été choquée par le doublage (good point!).

Un déroulement de l’intrigue incroyablement juste

Dès les premières minutes – je dirai même secondes – du film, j’ai été happée par le contexte de l’histoire. On sait instantanément qu’un vol d’œuvre d’art va être produit, et l’on suit Simon, interprété par le génialissime James McAvoy, qui nous dit tout sur son métier de commissaire-priseur (ou presque), en tout cas l’essentiel pour l’histoire. Tout au long du film, les éléments s’enchaînent très vite, ne laissant pas forcément le temps de comprendre ce qu’il se passe, qui est ‘gentil’ et qui ne l’est pas. Mais finalement, c’est ce qui fait une grande force de ce film. À chaque moment du film j’ai eu l’impression de saisir un dénouement, ou un élément partiel de ce que l’on me racontait, et la seconde suivante toutes mes théories tombaient à l’eau. J’ai été constamment entraînée, par la vitesse d’enchaînements de l’intrigue et les caractères des personnages, dans un dédale de vraies et de fausses réponses. Au final, je ne suis toujours pas sûre d’avoir saisi ce qui se tramait entre les différents personnages, ni même ce que venait faire la toile extrêmement coûteuse dont il est fait référence tout au long du film. Trance est l’un de ces films où, s’il est possible de tout saisir, ce n’est pas une chose évidente, et c’est ce que j’ai beaucoup apprécié.

Une profondeur complexe et cachée

Mais ce que j’ai énormément aimé également, c’est que derrière cette petite histoire de vol d’une œuvre d’art se cachent d’autres problématiques, bien plus douloureuses. On nous fait croire que l’histoire porte sur une « criminalité matérielle » (la toile volée) alors que finalement nous nous trouvons dans un schéma complexe qui est créé par l’hypnose. Je ne saurais dire si je crois ou non à cette pratique, mais quoi qu’il en soit elle transparaît bien plus qu’essentiel pour le déroulement de ce film et nous amène à nous questionner non plus sur ce vol onéreux mais sur une certaine psychologie des personnages.

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce thriller, que je vous recommande chaudement.

Imitation Game (The Imitation Game) réalisé par Morten Tyldum

Imitation Game

RÉSUMÉ : 1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.


Il était (vraiment) temps que je vous parle de ce superbe film, un gros gros coup de cœur ! Je l’ai vu au cinéma il y a un petit moment déjà (au moment de sa sortie, donc je vous laisse imaginer…). Ne vous en faites pas, je n’ai pas du tout oublié ce que j’ai apprécié dans ce film, ni même ce que j’ai moins aimé, si tant ai que je n’ai pas aimé quelque chose…

Pourquoi je suis allée voir ce film.. ?

Ce qui m’a poussé à aller voir ce film, c’est son résumé. Enfin… Plus précisément les premiers mots de ce résumé car il n’a pas fallu grand chose pour que je me décide à aller le voir, « Alan Turing » était suffisant. Mais me direz vous, en quoi ces deux seuls mots ont pu me donner envie d’aller y jeter un coup d’œil ? Et bien c’est tout simple : nous avons maintes et maintes fois parlé de ce grand homme pendant les cours d’information-communication l’an dernier. Alors en (bonne?) étudiante que je suis, j’étais obligée d’aller regarder ce film (par contre quand il s’agit de lire des ouvrages pour les cours, il n’y a plus personne… C’est psychologique, je ne peux pas lire des choses qui me sont imposées, dommage!). Donc nous voilà partis (nous parce-que j’étais bien évidemment avec mon acolyte culturel : Florian) pour aller voir cette petite merveille.

Pour resituer les choses, nous n’avons pas étudié en cours la vie d’Alan Turing dans les détails. Nous avons seulement abordé l’investissement et l’apport qu’il a eu dans le domaine informatique, ainsi que sa fin de vie tragique, mais nous y reviendrons plus tard. Le film, lui, parle de cet homme, mathématicien et cryptologue, qui va tenter de décrypter la machine allemande Enigma, réputée inviolable.

Un personnage incroyable

Alors alors… J’ai donc eu un gros coup de cœur pour le film. J’adore l’interprétation d’Alan Turing – dont je n’imaginais pas le côté un peu toqué – faite par Benedict Cumberbatch. On s’attache très vite au personnage, à ses grands défauts, comme je le disais il est un peu bizarre, différent de toutes les autres personnes de cette planète. Mais c’est certainement ça qui fait que cet homme est un génie. On remarque rapidement l’importance qu’à eu le personnage durant la seconde guerre mondiale (nous n’apprendrons d’ailleurs que très très récemment de l’importance qu’il a eu durant la guerre, en avril 2012 précisément, lorsque certains dossiers ont été déclassés). Jusqu’alors je n’aurai pu imaginer que la guerre avait été raccourcie seulement par le génie d’un homme et de sa fine équipe – merveilleusement bien jouée aussi avec entre autre la seule femme, Keira Knighley dans le rôle de Joan Clarke.

J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’émotions dans ce film – j’ai même versé ma petite larme si je me souviens bien… Le personnage d’Alan Turing est assez complexe, non seulement par sa « bizarrerie » de caractère, mais aussi par sa position extrêmement difficile à cette époque, étant homosexuel. C’est un personnage très attachant (je me répète je crois…) par sa maladresse, son humour unique et très incompréhensible pour les autres. Son évolution est très intéressante, il passe d’un homme très solitaire pour, petit à petit, s’ouvrir aux autres – à sa manière, et pour le meilleur comme pour le pire. C’est également très émouvant de voir qu’il ne lâche rien pour sauver l’Angleterre. Il se mettra des gens à dos (notamment toute son équipe), il ne suivra pas toutes les règles, non pas pour servir son propre intérêt, mais bien celui de sa nation. Alan Turing a une manière bien spécifique de procéder pour tenter de décrypter la machine allemande, dont le codage change chaque jour à minuit. L’heure passée, il faut tout recommencer, et bien évidemment il y a beaucoup trop de combinaisons pour être en capacité de décrypter tous les codes – d’où la fameuse machine d’Alan Turing, ainsi que le premier calculateur.

J’aime également le personnage féminin – comme je le disais précédemment interprété par Keira Knightley – donnant une bonne touche de fraîcheur. La jeune femme se retrouve entourée d’une équipe masculine, et malgré tout elle va réussir à s’intégrer, à être leur égal (comme quoi, toutes les femmes n’étaient pas des secrétaires!).

Quelques « défauts »

Seuls petits (tout tout tout tout petits) points négatifs : les effets spéciaux, il y en a très très peu, et je dois bien avouer que les flammes des chars en train de brûler n’étaient pas très réalistes, mais comme on s’en fout puisque le plus important c’est quand même l’histoire, hop ! On oublie ! Deuxième point, qui serait en quelque sorte une légère déception – mais vraiment légère hein, ça reste un film sublime ! /!\ SPOILER POUR CEUX QUI NE CONNAÎTRAIENT PAS DU TOUT L’HISTOIRE D’ALAN TURNING /!\ – il est bien précisé à la fin du film qu’Alan Turing se suicide à cause de sa castration chimique, cependant ils n’ont pas dit comment. Il se serait en effet suicidé avec une pomme au cyanure, et j’étais persuadée qu’il le mentionneraient à un moment ou à un autre puisque la première image du film est celle d’Alan Turing justement en train de ramasser du cyanure. Est-ce qu’il ne s’agirait là que d’une coïncidence ou bien serait-ce un clin d’œil pour ceux qui savent d’avance comment il s’est suicidé ? Là est la question – FIN DU SPOILER. En somme, de tous tous tous tous petits défauts de rien du tout, qui n’enlèvent absolument rien à la splendeur de ce film, que je vous conseille vivement. Je n’ai plus qu’à lire le livre d’Andrew Hodges désormais.

À bientôt très chers lecteurs.

Elle s’appelait Sarah (Sarah’s Key) de Tatiana de Rosnay

Elle s'appelait Sarah

RÉSUMÉ : Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d’Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s’attache en particulier au destin de Sarah et mène l’enquête jusqu’au bout, au péril de ce qu’elle a de plus cher.

Paris 16 juillet 1942. À l’aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande sœur l’enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là…


Je tiens tout d’abord à remercier ma petite maman de m’avoir prêté le roman de Tatiana de Rosnay, Elle s’appelait Sarah, – il y a un bon moment maintenant – car il m’a appris énormément de choses auxquelles je ne m’étais jamais intéressée avant, et qui aujourd’hui attirent en quelque sorte ma curiosité. Mais alors, de quoi ça parle ?

Un sujet touchant et assez méconnu

Ce livre traite d’une part de l’histoire française douloureuse et qui, il me semble, n’est pas assez connue de tous. Peut-être que je me trompe en disant cela et j’avance la théorie d’une méconnaissance certainement puisque moi-même je n’en connaissais rien du tout. Mais sommes-nous vraiment un exemple, moi et mes pathétiques connaissances en Histoire ? Je ne pense pas. Bref… Je ne connaissais pas du tout la Rafle du Vél d’Hiv, survenue à Paris le 16 juillet 1942 lors de l’Occupation pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’auteure nous apprend de différents points de vue (une enfant juive ayant été déportée, ainsi qu’une journaliste américaine vivant à Paris dans les années 2000) ce qui s’est passé non seulement pour tous ces juifs durant cette guerre, mais surtout le sort qui était réservé à ces enfants. Ce que raconte également Tatiana de Rosnay dans cette histoire – malheureusement vraie – c’est le rôle de la police française dans ces déportations. En effet, dans ce passage sombre qu’est le Vél d’Hiv, on ne peut pas tenir coupable uniquement la police allemande, les français ont eu un rôle majeur dans cette tuerie. L’auteure installe aussi un grand suspense, là plus romanesque il me semble, en nous faisant découvrir au fil des pages le lien entre cette enfant juive et cette journaliste 60 ans plus tard.

Un enrichissement intellectuel

Comme je le disais plus tôt, j’ai beaucoup appris à la lecture de ce livre. Je ne suis pas une grande historienne, loin de là, mais ce livre m’a donné envie d’en connaître davantage sur mon pays et son histoire. Tatiana de Rosnay aborde cette période historique à travers les yeux d’une enfant de 10 ans. Je ne pourrais pas dire que j’ai pu me mettre à sa place. Je pense que l’auteure a réussi à installer une certaine distance, mais malgré tout j’ai éprouvé beaucoup de compassion, de pression, de suspense. Diverses émotions sont passées au fil des pages – j’avais d’ailleurs beaucoup de difficultés à quitter ma lecture. Le seul reproche que je pourrai faire concerne les moments où nous suivons la journaliste en 2002, devant écrire un article sur cette Rafle. En tant qu’américaine, la journaliste passe son temps à parler de toutes sortes de clichés qu’ont les français et parisiens principalement. C’était à chaque fois la même chose : une petite critique par-ci, une par-là. J’avoue que ça m’a rapidement énervée durant ma lecture. Mais malgré tout je n’ai pas pu décrocher de ce livre durant toute la période des fêtes de fin d’année. J’imagine que ma frustration passait vite étant donné que je savais que les passages de la journaliste étaient à chaque fois suivis du point de vue de la petite fille. Et malgré tous ces stéréotypes, l’enquête que mène la journaliste est vraiment prenante, on a envie d’en connaître la fin en même temps qu’elle.

En conclusion : je le conseille très vivement, c’est à mon sens un trésor tant au niveau de l’écriture que de l’histoire qu’elle apporte – que ce soit pour le plaisir de la lecture ou pour un enrichissement intellectuel.

Écrire pour exister (Freedom Writers) réalisé par Richard LaGravenese & The Freedom Writers Diary d’Erin Gruwell

Le Film

Ecrire pour exister

RÉSUMÉ : Erin Gruwell, enseignante novice de 23 ans, a choisi comme premier poste un lycée difficile de Long Beach. Ses élèves l’ignorent superbement et se regroupent en clans, prêts à s’affronter au moindre prétexte. L’ambiance empire au fil des jours, en dépit des efforts sincères et maladroits d’Erin pour prendre en main cette classe d' »irrécupérables ».

Un incident mineur met finalement le feu aux poudres, donnant du même coup à Erin l’occasion d’ouvrir le dialogue avec les jeunes. Avec tact et humour, en évitant d’instinct le piège du paternalisme, Erin parvient à instaurer avec la classe un vrai rapport de confiance. Pas à pas, à travers l’usage de la parole puis de l’écriture, elle accompagne ses élèves dans une lente et délicate reconquête de leur amour propre, libérant en eux des forces, des talents et une énergie insoupçonnés…


Bonjour tout le monde ! Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter non seulement un film, mais aussi le livre dont il est l’adaptation. J’ai eu un véritable coup de cœur pour le film, que mon frère m’a très très très fortement conseillé. Je l’ai d’ailleurs visionné avec lui tellement il m’en a dit du bien, on a pas pu résister… Je l’ai regardé une seconde fois afin de pouvoir mieux vous en parler car ça faisait un moment que je l’avais vu. Entre temps je me suis plongée dans le livre, en anglais puisqu’il ne semble pas avoir été adapté en français. Sans plus attendre je vais vous donner mon avis sur ces deux merveilleuses œuvres !

Le pouvoir de l’écriture

Pour résumer cela rapidement, il s’agit de témoignages véridiques de jeunes américains faisant pour la plupart partie de gangs adverses, et qui se côtoient dans une même classe de lycée : la salle 203. Une jeune enseignante, Erin Gruwell va avoir cette classe en charge, et contrairement aux autres professeurs de ce lycée, elle va faire en sorte de donner leur chance à ces étudiants, chance qu’ils n’ont pas en dehors de cette salle, chaque jour espérant que ce ne soit pas le dernier. Erin Gruwell va accumuler les petits boulots afin de proposer à ses élèves des ouvrages tels que Le journal d’Anne Franck ou Le journal de Zlata. Son enseignement, notamment sur le thème de l’Holocauste va permettre de former une famille au sein de la classe, faisant pourtant partie de groupes totalement opposés. Ils vont partager leurs expériences qui sont finalement similaires, et apprendre une grande leçon de vie : celle de la tolérance. Ce qui va également permettre ce changement chez eux, ce sera l’écriture. Erin Gruwell va leur demander d’écrire chaque jour un journal afin de raconter leurs histoires respectives. Les journaux seront par la suite regroupés afin de former un ouvrage : The Freedom Writers Diary.

Une histoire bouleversante

J’ai énormément apprécié le film, sans quoi je n’aurais sûrement pas tenté de lire le livre en version originale. Vu deux fois, pleuré au moins dix fois à chaque coup – et là les larmes étaient vraiment pas loin de couler ! Les émotions sont très intenses, principalement par les sujets que le film transmet : la guerre non-déclarée des gangs, ainsi que les guerres telles que la seconde guerre mondiale ou celle de Sarajevo. Au fil du film, les voix des personnages nous transmettent les écrits du livre, leurs journaux, et nous dévoilent leur vie, leurs espérances, leurs craintes. On vit ce qu’ils ont réellement vécus, ce qu’ils vivent chaque jour.

Des acteurs excellents

Les acteurs jouent merveilleusement bien leurs rôles, ils nous font eux aussi passer les émotions, les ressentis des véritables lycéens qui ont vécu dans cette salle 203, leur second, voir premier lieu de vie. Je ne saurais dire pourquoi, mais le personnage de Marcus m’a énormément marquée, c’est en tout cas celui-ci à qui je dois le plus de larmes ! Je ne sais pas si c’est l’histoire de ce garçon, ou bien l’interprétation de l’acteur, certainement les deux !

Erin Gruwell quant à elle, interprétée par Hilary Swank, joue également très bien son rôle. Elle se bat pour des valeurs, pas uniquement pour un salaire ou pour remplir ses heures de travail. Elle a fait le choix d’enseigner dans cet établissement qui promeut l’intégrité, et elle remplie à merveille sa mission d’éducation, en prenant réellement en compte les étudiants. Elle s’intéresse à eux, à leur histoire, elle croit en eux, et c’est tout simplement magnifique.


Le Roman

The Freedom Writers Diary

RÉSUMÉ : As an idealistic twenty-three-year-old English teacher at Wilson High School in Long beach, California, Erin Gruwell confronted a room of “unteachable, at-risk” students. One day she intercepted a note with an ugly racial caricature, and angrily declared that this was precisely the sort of thing that led to the Holocaust—only to be met by uncomprehending looks. So she and her students, using the treasured books Anne Frank: The Diary of a Young Girl and Zlata’s Diary: A Child’s Life in Sarajevo as their guides, undertook a life-changing, eye-opening, spirit-raising odyssey against intolerance and misunderstanding. They learned to see the parallels in these books to their own lives, recording their thoughts and feelings in diaries and dubbing themselves the “Freedom Writers” in homage to the civil rights activists “The Freedom Riders.”

With funds raised by a “Read-a-thon for Tolerance,” they arranged for Miep Gies, the courageous Dutch woman who sheltered the Frank family, to visit them in California, where she declared that Erin Gruwell’s students were “the real heroes.” Their efforts have paid off spectacularly, both in terms of recognition—appearances on “Prime Time Live” and “All Things Considered,” coverage in People magazine, a meeting with U.S. Secretary of Education Richard Riley—and educationally. All 150 Freedom Writers have graduated from high school and are now attending college.

With powerful entries from the students’ own diaries and a narrative text by Erin Gruwell, The Freedom Writers Diary is an uplifting, unforgettable example of how hard work, courage, and the spirit of determination changed the lives of a teacher and her students.


Une lecture pas simple en anglais

J’ai mis un bon mois il me semble à lire le livre – ce qui est assez correct pour une première lecture anglophone, n’est-ce pas ? – et je l’ai beaucoup apprécié. Je ne le mettrai pas en coup de cœur pour la simple et bonne raison que je n’ai pas ressenti autant d’émotions que pour le film, et je pense que c’est dû au fait que c’était en anglais. La lecture, bien que plutôt bien comprise sans s’attarder sur chaque mot ou phrase, était assez difficile et par conséquent parfois un peu hasardeuse, principalement à la fin du livre. Mon cerveau n’en pouvait tout simplement plu – le pauvre, il est pas habitué à l’anglais ! Du coup moins d’émotions, même si je l’ai trouvé très bien.

Le livre comporte uniquement les extraits de journaux des Freedom Writers – nom en référence aux Freedom Riders, militants du mouvement des droits civiques aux États-Unis dans les années 60. On y découvre donc les véritables écrits des lycéens et l’évolution de leur vie au cours de leurs quatre années d’études lycéennes. Les changements sont époustouflants. On ne peut s’attacher précisément aux histoires de chaque personne étant donné que les chapitres ne sont nommés que par des « Diary 1 », mais on perçoit tout à fait ce que leur professeur leur a apportés durant ces études.

En conclusion, je vous recommande – si ce n’est ne vous oblige (héhé…) à regarder le film, et pour les anglophones, le livre est vraiment bien !

The Walking Dead, la série réalisée par Frank Darabont

The Walking Dead

RÉSUMÉ : Après une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe d’hommes et de femmes mené par l’officier Rick Grimes tente de survivre… Ensemble, ils vont devoir tant bien que mal faire face à ce nouveau monde devenu méconnaissable, à travers leur périple dans le Sud profond des États-Unis.

The Walking Dead, c’est quoi ?

Pour les plus égarés de la planète, en gros, ça parle de zombies. Enfin en apparence en tout cas. Certes il s’agit d’une apocalypse où la seule chose à faire est d’essayer de survivre à des hordes de morts-vivants, sinon ben… Tu deviens toi même un mangeur d’hommes. Pourtant, comme je le disais, et comme Robert Kirkman (créateur de la BD) le dit lui-même dans sa postface des deux premiers tomes de la série (Passé décomposé et Cette vie derrière nous), son but n’était pas de parler de zombie ni même de nous effrayer. Son objectif était de montrer l’évolution de l’Homme dans un monde apocalyptique tel que celui-ci.

Contrairement à la bande-dessinée sortie en première en 2003, j’ai commencé par la série télévisée, sortie en 2010. Je dois bien l’avouer, au début j’étais plutôt réticente quand à regarder la série, grande trouillarde que je suis. Mais forcée et contrainte – ou presque ! – par l’enthousiasme de mes amis quand à ce phénomène – appelons un chat un chat – j’ai fini par me jeter à l’eau. J’ai commencé par regarder le premier épisode en journée, et pas seule face à mon écran (pas folle quand même!). Le verdict est vite tombé : j’avais hâte de regarder la suite ! Pas si gore que ça comme série, ou en tout cas on s’y habitue à ces corps en décomposition. J’ai rapidement continué la série seule, et même que maintenant je la regarde juste avant de dormir sans même en faire des cauchemars ! Si elle est pas belle la vie… ! Après attention tout de même, j’en connais qui le vivent moins bien, mais je ne donnerai pas de noms ! Même sous la torture… Hmm… Je m’égare !

Un coup de cœur

La saison 6 actuellement en pause – à mon grand désespoir ! – je suis totalement accro à cette série ! J’ai rapidement compris qu’il fallait suivre assiduement les épisodes dès leur sortie, sans quoi le spoil risquait de surgir (toujours de manière non crédible) et même en regardant les épisodes le jour de leur sortie, j’en viens à connaître les moments les plus importants de l’intrigue quelques heures avant de le découvrir de manière traditionnelle (dans l’épisode quoi).

Globalement, comme vous l’aurez je pense compris, j’adore la série. Mais pourquoi ? Qu’est-ce qui me plaît ? Si l’on oublie le fait que je commence à bien aimer les scènes de zombies décomposés – dont les giclées me manquent ostensiblement quand je regarde la série Once Upon a Time () – je suis réellement fan de voir l’évolution des personnages. C’était bien le but du créateur de Walking Dead : se centrer sur les protagonistes, et à mon sens, c’est totalement réussi ! Rick Grimes, personnage principal que l’on suit de A à Z, évolue de manière incroyable au fil des saisons. Il en est de même de tous les autres personnages principaux, qui malgré de grands risques de les voir disparaître dans la série (faut pas oublier qu’ils sont en mode survie quand même), nous en font voir de toutes les couleurs. Une des premières choses que j’ai pu remarquer au fil de la première saison – et qui s’est confirmé au cours des autres – c’est que comme les personnages évoluent constamment, on en vient à les détester puis à les aimer dans la minute qui suit. C’est impressionnant comme Robert Kirkman met en scène les évolutions que nous pourrions nous-mêmes subir dans ce genre de situation. C’est démonstratif des effets que peuvent apporter les situations de crise dans notre société.