I still love you de Cristina Chiperi

I still love you

RÉSUMÉ : Tomber amoureuse de son meilleur ami ? Mauvaise idée… Au mépris de ses sentiments, Lucy décide d’aider Dylan à conquérir celle qu’il aime. Mais l’arrivée d’un nouveau venu pourrait bien chambouler le fragile équilibre de ce triangle amoureux…

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je vous parle du roman I still love you de Cristina Chiperi.

Une écriture particulière

De prime abord, j’ai été quelque peu gênée par le style d’écriture : certaines tournures de phrases me semblaient incorrectes, rendant le langage du récit plutôt familier (comme j’aurai pu m’exprimer en étant adolescente en réalité). Cette barrière est cependant facilement levée – et les « erreurs » peu nombreuses – donc peu gênante.

Des personnages touchants

Concernant l’histoire en elle-même, elle est très simple, et permet une lecture détente sans prise de tête, très appréciable. Je me suis beaucoup attachée aux différents personnages (la bande de copains) que l’on retrouve tout au long du récit. Lucy, narratrice, est encore plus attachante que les autres. Nous la suivons dans toutes ses péripéties face au grand amour, aux espoirs et aux désillusions. Bien que j’ai parfois eu envie de la secouer pour qu’elle réagisse (après tout, qu’aurai-je fait à sa place?), j’ai été touchée autant qu’elle par toutes ces émotions qu’elle a pu ressentir.

Une histoire agréable mais superficielle

Le contexte familial dans lequel Lucy se trouve, qui ajoute de la tension principalement dans ses relations sentimentales, aurait mérité d’être plus développé. Le récit repose essentiellement sur sa vie amicale et amoureuse, rendant ses tensions familiales trop brutes, trop superficielles, pour s’intégrer pleinement à l’histoire. De la même manière les personnages secondaires manquent de profondeur, particulièrement pour « le nouveau venu » qui indéniablement ramène de lourds bagages – qui plus est en s’immisçant dans la vie de notre lycéenne – mais qui est à peine effleuré, tout juste abordé.

Une très bonne lecture malgré tout, qui m’a fait passer un bon moment ! Ça se lit tout seul.

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Pourquoi j’ai mangé mon père (The Evolution Man) de Roy Lewis

Pourquoi j'ai mangé mon père

RÉSUMÉ : Ernest, un jeune homme préhistorique du Pléistocène moyen raconte les aventures de sa famille et en particulier de son père Édouard, féru de sciences et pétri d’idées généreuses. Pour échapper aux prédateurs de l’Afrique orientale, Édouard invente successivement le feu, les pointes durcies à la flamme, l’exogamie et l’arc. Seul l’oncle Vania voit cette débauche de progrès d’un mauvais œil et ne se prive pas de critiquer Édouard, en profitant toutefois de ses dernières trouvailles : si son cri de ralliement est « Back to the trees! », il le pousse volontiers auprès d’un foyer rassurant.

Le reste de sa famille est également inventif : la mère découvrira la cuisson des aliments alors que Ernest et ses frères se distingueront chacun à leur manière, tel William, qui tentera de domestiquer un chien, Alexandre qui à l’aide de morceaux de charbon dessinera des images contre les rochers ou encore Oswald qui poussera, en bon chasseur, la famille à la vie nomade.

L’incendie accidentel de la savane, le don du feu à des tribus adversaires, puis la découverte de l’arc donnent lieu à de nombreuses controverses conduisant au dénouement tragique qui justifie le titre français.

Bonjour à tous. Aujourd’hui je vous parle du roman du sociologue Roy Lewis Pourquoi j’ai mangé mon père.

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Roger et ses humains, tome 1 de Paka & Cyprien Iov

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RÉSUMÉ : Hugo est un jeune homme de son temps, accro à Internet et aux jeux vidéo, entre deux petits boulots. Il voit sa vie soudainement bouleversée le jour où il trouve dans son salon un robot doté d’une intelligence artificielle. Baptisé Roger, celui-ci a pour principale caractéristique une incapacité totale à mentir, en plus d’une curiosité aiguisée pour le mode de vie si curieux des étranges créatures qui partagent désormais sa vie.

Me voilà pour la seconde fois avec un ouvrage de Youtuber. J’avais adoré le style et l’ambiance de Princesse 2.0 de Andy, et j’adhère également totalement à Roger et ses humains qui est tout simplement un coup de cœur !

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Haru Hana, tome 1 de Yuana Kazumi

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RÉSUMÉ : Hana, une jeune fille en apparence normale, se retrouve dans une situation délicate dès qu’elle touche un joli garçon. Face à elle Haru, un adolescent doué en massage doit rembourser sa sœur. Pour cela, il espère décrocher un petit boulot rapidement. C’est dans son salon de relaxation que ces deux jeunes gens se rencontrent et commencent à travailler ensemble. Leur quotidien ne sera pas de tout repos…

C’est avec un manga que je vous reviens aujourd’hui, plus précisément un shôjo, ceux que je préfère. Et oui,, je suis une grande rêveuse romantique dans l’âme ! Je vous présente donc le doux manga Haru Hana, premier du nom ! Enfin premier tome

De la douceur et de l’humour

C’est un manga dont j’ai lu et relu les trois tomes, et qui me plaît chaque fois. J’apprécie beaucoup l’ensemble des personnages, tous plus timbrés les uns que les autres (disons que commencer avec une fille ayant de l’urticaire à chaque fois qu’un homme la touche, c’est plutôt prometteur!). Chaque personnage apporte de la gaieté dans cette histoire, par leur humour, leurs chamailleries, leurs maladresses en tout genre. Nous sommes rapidement conscients de l’attirance mutuelle des protagonistes principaux, Haru et Hana, avant même qu’eux ne s’en rendent compte, ce qui rend l’histoire touchante et drôle. Tandis que notre héroïne tente de s’adapter à sa nouvelle vie, et de gérer son urticaire en buvant du thé traditionnel (de bonne composition!), nous avons envie d’en savoir plus sur la vie du personnage masculin, qui malgré un entourage aimant et plus que présent et attentif, a des difficultés à faire face à son passé. Une belle lecture !

Comment je suis devenu stupide de Martin Page

Comment je suis devenu stupide

RÉSUMÉ : Antoine a beau être diplômé d’araméen, de biologie et de cinéma, il n’en est pas plus heureux. Et, selon lui, ce sont précisément son intelligence et sa lucidité qui lui gâchent l’existence. Aussi décide t-il d’arrêter de penser. Il envisage d’abord de devenir alcoolique, mais, des le premier verre, il sombre dans un coma éthylique. Il s’intéresse ensuite au suicide, mais la mort ne l’attire décidément pas. Reste l’acte ultime : la crétinisation.

Loin de tout moralisme, avec humour et détachement, Martin Page pointe les contradictions contre lesquelles nous nous battons tous, pour peu que nous tentions de réfléchir.

Bonjour tout le monde ! Aujourd’hui je vous présente Comment je suis devenu stupide, que m’a gentillement prêté Florian il y a un bon moment maintenant ! Voici un petit retour sur ma lecture…

Le titre parle de lui-même

Dès les premières pages j’ai été attirée par le style de l’auteur qui nous décrit le quotidien et surtout les pensées d’Antoine, surdoué. Même si cette particularité n’est pas littéralement mentionnée ainsi, l’on comprend très vite que le personnage en souffre beaucoup. Quel bien grand mot(maux) que l’intelligence ! L’auteur nous livre avec beaucoup d’humour et surtout d’originalité les tentatives d’Antoine pour être plus stupide qu’il ne l’est et ainsi entrer dans le moule de la société.

Cette stupidité n’est par ailleurs en rien péjorative, bien au contraire. Elle serait le facteur du bonheur, grâce à l’ignorance du monde et de ses faiblesses.

Antoine entreprend donc un périple psychologique afin d’aboutir au bonheur et à la félicité, mais qu’en est-il de sa personnalité ?

En somme ça a été une bonne lecture, rapide et intéressante. J’ai beaucoup aimé la plume de Martin Page qui nous dépeint des personnages hauts en couleur du début à la fin, un peu à l’image des personnages de l’Ecume des jours de Boris Vian. Un plaisir !

Elle, tome 1 : Mai 1944 de Fanny Montgermont

Elle

RÉSUMÉ : 1944… En pleine seconde guerre mondiale, la ville de Rennes est pilonnée par les bombardements.

Au milieu des ruines, Hippolyte la découvre.

De grands yeux bleus, des belles boucles blondes… Un visage d’ange !

Cette étrange jeune fille va bouleverser son destin.

À l’achat de cette bande-dessinée, j’ai tout de suite été attirée par sa douce couverture. Ce n’est que par la suite que j’ai découvert que l’histoire se déroulait à Rennes, où j’ai vécu quatre ans.

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Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée… de Kai Hermann et Horst Rieck

Moi, Christine F

RÉSUMÉ : Ce livre terrible a connu un retentissement considérable en France et dans toute l’Europe. Ce que raconte cette jeune fille sensible et intelligente, qui, moins de deux ans après avoir fumé son premier « joint », se prostitue à la sortie de l’école pour gagner de quoi payer sa dose quotidienne d’héroïne, et la confession douloureuse de la mère font de Christiane F. un livre sans exemple. Il nous apprend beaucoup de choses, non seulement sur la drogue et le désespoir, mais aussi sur la détérioration du monde aujourd’hui.

Voilà peut-être 10 ans maintenant que ma maman m’a confié ce livre. Après deux tentatives de lecture ratées (je me demande encore pourquoi), je l’ai enfin achevé. Alors oui, au départ il était destiné à mon moi adolescente, en prévention en quelque sorte. N’ayant jamais touché à la drogue, quel qu’elle soit, et n’en ayant jamais eu l’envie non plus, il m’a tout de même paru essentiel de mener à bien cette lecture, ce témoignage important.

Un ouvrage sans filtre

Dans cet ouvrage, nous sommes plongés dans une partie sombre de Berlin où de jeunes ados errent dans le seul but de « survivre » grâce ou à cause de l’héroïne. Christiane, qui témoigne ici, nous raconte la chute lente et terrible de jeunes berlinois, qui sombrent peu à peu dans les méandres de la drogue et de la prostitution.

Si je ne suis pas parvenue à m’attacher aux différents « amis toxicos » de Christiane, eux aussi pris dans ce cycle infernal des drogues dures, j’ai aimé comprendre et apprendre de la vie de notre protagoniste. Elle nous livre sa vie sans faux-semblants – en tout cas en matière de drogue – et nous montre à quel point il est simple de chuter mais pas de se relever. Durant cette période noire qu’a vécue Christiane, elle est consciente du mal qu’elle procure autour d’elle (à sa mère notamment) ; elle nous montre toutes ces difficultés à sortir de ce cercle vicieux, la force de persuasion qu’il faut avoir envers soi-même afin de ne pas se shooter à nouveau. Car oui, elle le dira souvent, et si elle prenait un dernier shoot avant sa désintoxication ? Et puis si finalement elle ne mettrai pas fin à tout cela grâce au dernier shoot justement ?

Un témoignage qui mérite d’être lu, afin de comprendre pleinement les méandres de ce fléau encore trop ignoré – à Berlin comme ailleurs.