Copycat de Johanna Lynn

copycat

RÉSUMÉ : Dans les rues sombres de Philadelphie, un prédateur rôde, chassant et tuant. Alors que ses victimes refont surface l’une après l’autre et que les cadavres s’entassent, la police est soulagée de voir arriver une équipe d’agents du FBI. Mais pour l’un d’eux, cette affaire de meurtre en série cessera rapidement de n’être qu’une enquête parmi d’autres.

Les crimes perpétrés qui passent pour l’hommage d’un admirateur de Jeffrey Dhamer, dissimulent pourtant leur vérité propre, et chacun est un pas qui rapproche le tueur de son objectif.

Il est des rencontres qui peuvent changer le cours d’une vie. Irrémédiablement, en un instant fugace, un rien suffit à briser… Ou à guérir.


Bonjour à tous, je vous reviens enfin avec un livre et non un film, puisque malgré tout c’est quand le thème de base de mon blog (mais c’est quand même plus rapide de voir un film que de lire un livre, il faut le dire!) Alors oui, je suis grandement motivée à reprendre, réellement, et comme il se doit, ce petit blog qui me tient toujours à cœur. Aujourd’hui donc, je vous présente un petit bouquin bien sympathique : Copycat de Johanna Lynn.

Lire la suite

Autopsie d’un père de Pascale Kramer

Autopsie d'un père.jpg

RÉSUMÉ : Ania, qui n’a guère vu son père Gabriel ces dernières années, apprend par sa nouvelle femme qu’il vient de se suicider. Cette mort volontaire semble faire suite au scandale qui a éclaboussé ce journaliste et intellectuel de gauche quand il a publiquement pris la défense de deux jeunes « Français » qui ont massacré un Comorien sans-papiers. Comment les haines ont-elles pu en arriver là ? Dans le village où il doit être enterré, l’ambiance est délétère, chacun prenant parti pour ou contre Gabriel. Que s’est-il passé pour que ce père en vienne à rétrécir ses vues au point de tremper dans une affaire aussi sordide et de devenir un paria ? En auscultant une France sous tension et au bord de l’explosion, Pascale Kramer nous offre un puissant roman sur le basculement politique et le repli sur soi, qu’elle met en scène de manière intime et collective.

Bonjour à tous. Avant de commencer je souhaiterai tout d’abord remercier Babelio ainsi que les Éditions Flammarion, qui m’ont permis par le biais d’une Masse Critique de recevoir ce livre et de vous le présenter aujourd’hui.

Une bonne lecture

Dans la mesure où j’ai lu ce roman en à peine une journée, je pense pouvoir dire qu’il ne m’a pas déplu. Pourtant je ne dirai pas qu’il m’a transcendé mais j’ai bien apprécié ma lecture, notamment par une magnifique plume que nous propose l’auteur. Elle nous permet de ressentir aisément ce que vit Ania, le personnage principal, qui se retrouve face à la mort inexpliquée de son père, qu’elle n’avait pas vu depuis plusieurs années.

Une histoire familiale plus que politique selon moi

Davantage qu’une question de politique selon moi, j’ai particulièrement remarqué que l’auteur s’attachait à nous dépeindre la vie plutôt difficile d’Ania. Elle se retrouve non seulement face à un père qu’elle n’a plus connu et qu’elle ne connaîtra par conséquent plus sauf au travers de sa belle-mère lors des préparatifs de l’enterrement ; mais elle mène à côté de cela une vie familiale compliquée avec son fils auquel elle est fortement attachée et dont elle s’efforce de préserver l’innocence de l’enfance. Pascale Kramer nous montre des personnages différents, qui ne s’accordent pas forcément du fait de leurs caractères, de leur vécu mais aussi de leur point de vue face à ce que Gabriel – le père d’Ania – a pu vivre. Je suis restée partagée sur ce que pouvaient penser chacun des personnages face à cette crise politique, tout en ne sachant au final pas réellement le fond de cette sombre histoire. En effet, contrairement à ce que le résumé annonçait, je n’ai pas vraiment perçu cette dimension politique, ni même la véritable raison du suicide. J’ai davantage ressenti ce roman au travers de la vie d’Ania, de ce qu’elle a pu vivre étant enfant, mais aussi de ce qu’elle vit au moment où elle ‘communique’ à nouveau avec son passé, son ancienne vie, avant le scandale. L’auteur navigue très bien entre ces différents moments d’existence, entre ces différentes temporalités, permettant de dresser un tableau complet du vécu de cette jeune femme.

C’était un roman très agréable à lire, bien que je n’ai pas totalement réussi à cerner le message que l’auteur à voulu faire passer en matière de scandale politique.

Au temps de François 1er : Journal d’Anne de Cormes, 1515-1516 de Brigitte Coppin

Au temps de François 1er Journal d'Anne de Cormes, 1515-1516.jpg

RÉSUMÉ : « 9 avril 1515. La nouvelle est arrivée tout droit de Paris : le roi François, sa mère, sa sœur, son épouse et toute la cour vont s’installer à Amboise. Mon amie Charlotte m’a regardée les yeux brillant d’excitation. Je lui ai fait un petit signe : elle a désormais de quoi écrire sa première page. « J’attends qu’il soit là! » m’a-t-elle soufflé. Je n’ai pas insisté. Je me dis que si le roi fait une telle impression alors qu’il encore au loin, quel effet va-t-il produire une fois installé ici ? Charlotte a peut-être raison. Il y aura mille choses à observer et à décrire. En fait, j’ai bien de la chance d’avoir quinze ans en cette année 1515. »

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre jeunesse, sur… La jeunesse au XVIème siècle.

Dans la peau d’une adolescente du XVIè siècle

Ce roman, comme l’indiquent plutôt bien le titre et le résumé, est écrit à la première personne, par une jeune fille de 15 ans : Anne de Cormes. Étant toujours aussi douée en histoire, n’est-ce pas, j’ai découvert un bon nombre de choses sur la période de François Ier grâce à cet ouvrage ! Je me suis beaucoup attachée au personnage d’Anne, par une écriture qui permet facilement de se mettre à sa place, malgré la différence d’âge. On découvre comment elle pouvait vivre à cette époque, on ressent pleinement ses émotions d’adolescente. L’auteur réussi a installer un certain suspense tout au long de l’histoire, menant à se questionner sur l’avenir incertain de cette jeune héroïne.

Je vous livre une petite citation qui m’a beaucoup plu dans cet ouvrage et qui renvoie à une robe que le destin a mis sur le chemin d’Anne :

« Ma petite Anne, quand le destin t’envoie un cadeau pareil, ne laisse personne d’autre s’en saisir ! »

Quelques apports historiques utiles

Pour terminer, j’ai apprécié les petits apports historiques tels que les dates importantes de la période, qui permettent de réellement s’imprégner de l’Histoire avec un grand ‘H’. Je compte bien lire tous les ouvrages de la collection « Mon Histoire » chez Gallimard Jeunesse !

La cantatrice chauve d’Eugène Ionesco

La cantatrice chauve

RÉSUMÉ : Qu’importe que la cantatrice soit chauve puisqu’elle n’existe pas ! Dans cette petite « anti-pièce », première œuvre dramatique de Ionesco, il n’est fait référence que deux fois à la cantatrice chauve, personnage dont on ne sait rien et qui n’apparaît jamais. Il s’agit bien là d’un Nouveau Théâtre, celui qui donne naissance à des pièces sans héros, sans sacro-sainte division en actes, sans action, sans intrigue, avec en guise de dénouement la quasi-répétition du début, et dont les traditionnelles retrouvailles sont remplacées par une parodie de reconnaissance d’une invraisemblance ahurissante. Les personnages, tout droit sortis d’un manuel de langue, ne s’expriment que par clichés, disent une chose pour aussitôt affirmer son contraire, trouvent une jubilation idiote à employer proverbes et maximes tout en les pervertissant sans même s’en apercevoir… Cependant, très vite, le langage s' »autonomise », se libère de toute contrainte, et l’on assiste avec plaisir au divorce du sens et du verbe. Il en résulte un petit chef-d’œuvre comique, traité sur l’absurde, variation sur la bêtise et paradoxalement éloge du pouvoir du langage.

Il me restait un vague souvenir de cette pièce de théâtre, que j’avais lue quand j’étais au collège. Mais mis à part que c’était sympa et drôle, je n’avais aucune autre idée de ce que c’était. Je viens donc aujourd’hui vous en parler, maintenant que je me suis replongée dedans !

Si je devais décrire ma lecture en un seul mot, ce serait drôle, ou absurde – bon ok, ça fait deux mots ! Mais vous avez compris l’idée ^^

De l’absurde, en veux-tu en voilà

Dès les premières lignes, les premières répliques dirai-je plutôt, l’auteur insiste sur les clichés anglais – thé et tout le tintouin. La conversation entière, qui n’est pas scindée, est totalement délirante, sans queue ni tête du début à la fin (je dirai même de la fin au début tant l’histoire se répète). Les personnages sont tous plus contradictoires les uns que les autres. Quand on arrive au bout de la pièce, elle ne se termine pas vraiment, elle recommence, reprend le début, et instantanément débute à nouveau toutes les absurdités que l’on vient de lire, mais qui cette fois-ci se déroulent dans notre esprit. Quand on a lu la pièce une fois, on la sait interminable.

Une bonne pièce de théâtre qui détend totalement, où il n’est pas nécessaire de réfléchir, au même titre que les personnages qui parlent sans réfléchir.

Le maître des noms de Josef Ladik

Le maître des noms

RÉSUMÉ : Dans la rame du métro qui la ramène du bureau, Anne Ripley, mère de famille, a trouvé un carnet manuscrit. Celui-ci abrite une étrange confession : une femme y explique comment elle a été forcée à séduire puis à tuer un homme choisi au hasard. La vie d’Anne bascule alors dans un jeu machiavélique, dont elle comprend vite qu’elle ne sortira pas indemne. Elle n’en connaît pas les règles, elle n’en connaît pas les instigateurs – tout ce qu’elle sait, c’est que si elle ne suit pas leurs indications à la lettre, elle se verra infliger la pire des souffrances : la perte de son enfant. Le jeu va pouvoir commencer…

Un début prometteur

Ce roman m’avait beaucoup intrigué quand je l’avais acheté en bouquinerie. L’intrigue était assez originale ce qui m’avait tout de suite donné envie de m’y plonger. Les premières pages m’ont tout de suite captivée, l’intrigue qui s’installe, la découverte d’un carnet qui va bouleverser l’existence d’Anne Ripley, la narration qui est prise dans le premier chapitre donnent un début tout simplement haletant : je n’ai qu’une seule envie, connaître la suite.

Un engouement vite estompé

Et puis après le premier chapitre, tout bascule. Bien sûr, dans un thriller, l’histoire se doit de basculer. Mais dans ce cas présent, c’est tout mon engouement pour l’histoire qui bascule : il y a un réel manque d’action. Après un début pareil, je m’attends à ce que tout s’enchaîne, mais au lieu de ça on entre dans la vie monotone du personnage principal, il n’y a aucun rebondissement. Le personnage d’Anne Ripley me sort rapidement par les yeux, alors qu’au départ je me trouvais aussi intriguée qu’elle face à ce carnet mystérieux. Au fil de ma lecture, je n’arrive à aucun moment à m’attacher au personnage, chaque fois illogique dans ses actions, et qui semble oublier qu’elle a la vie de proches entre ses mains. L’angoisse première de savoir sa famille en danger est vite oubliée, Anne change soudainement de comportement sans réelle logique.

Des personnages ratés

Quant aux autres personnages de l’histoire… Autant dire que l’on se retrouve face à des personnages tous plus stéréotypés les uns que les autres. Sans intérêt pour l’histoire, on entre dans les pensées plus ou moins salaces de chacun, qui veulent tous coucher les uns avec les autres… Je n’y vois là aucune avancée pour l’intrigue ni même pour l’histoire. Là encore les personnages ont des pensées plutôt illogiques, tout comme pour Anne Ripley, cependant il y a une succession logique des événements, le tout se voit bien ficelé.

Une narration parasite

Durant la lecture, j’ai également parfois eu du mal à me repérer entre les différents personnages, au vu des narrations qui changent sans réelles transitions. On entre dans la tête d’un personnage, mais on ne s’en rend compte qu’après plusieurs paragraphes, ce qui parasite un peu la lecture. Enfin, dans la même ‘logique’ que pour les personnages, certaines phrases sortent de nulle part, ce qui est assez énervant. En plus de tout cela – beaucoup de points négatifs je le sais – plusieurs fautes d’orthographe et d’erreurs sur les pronoms qui n’aident pas à entrer dans l’histoire.

Dommage

Une déception donc vous l’aurez compris. Je n’ai eu aucun attachement aux personnages, bien au contraire. Il y avait pourtant du potentiel dès le départ, et la résolution de l’énigme reste intéressante, ce qui me fera sûrement lire la suite. Peut-être que ça rattrapera tout ? Espérons-le !

Jurassic Park : le roman de Michael Crichton & le premier film

le Roman

Jurassic Park

RÉSUMÉ : Deux paléontologues et un mathématicien sont invités par un richissime personnage à découvrir un parc révolutionnaire sur une île. Arrivés sur place, c’est la stupéfaction : le parc est en fait une sorte de zoo pour dinosaures vivants. Une fois remis de leur surprise, les trois scientifiques apprennent la raison de leur présence sur le site. Suite à quelques accidents malencontreux, il s’avère nécessaire d’obtenir l’aval de quelques spécialistes en matière de sécurité afin de permettre l’ouverture du parc au public.

Les secrets de Jurassic Park quand à la renaissance de ces géants du passé sont dévoilés à nos trois scientifiques. À ce moment, deux d’entre eux sont partagés entre la joie immense d’avoir la possibilité de pouvoir les étudier vivants et la crainte toute naturelle que peuvent inspirer ces animaux. En effet, si par malheur les dinosaures parvenaient à se libérer, ça serait catastrophique. Le troisième, mathématicien, n’a aucun doute : c’est une folie d’avoir créé ce parc. Faire revivre de tels animaux est une erreur monumentale.

La visite du site se poursuit et nos scientifiques entament le circuit touristique… Et les ennuis commencent : système de surveillance défaillant, tempête, clôtures électrifiées non alimentées et bien évidemment, dinosaures carnivores en liberté.


J’ai eu le plaisir de lire le roman du célèbre film de Steven Spielberg : Jurassic Park. Acheté pour un petit euro seulement à ma bibliothèque municipale lors d’une vente avant leur grand déménagement, je l’ai assez rapidement lu. J’avais déjà vu les deux premiers films il y a seulement un an (toujours un peu de retard sur les classiques moi!) et je me suis plongée dans la lecture du roman à la fin des vacances de noël 2014.

Un personnage et une théorie marquants

J’ai donc beaucoup aimé le livre. J’avais quelques bribes de souvenir des premiers films, mais sans plus. J’ai alors en quelque sorte tout découvert dans le bouquin, qui m’en a beaucoup appris sur les dinosaures tout de même. Ce que j’ai particulièrement apprécié dans les personnages de l’histoire c’est celui de Ian Malcolm, mathématicien. Même si sa théorie du chaos et ses réflexions mathématiques peuvent paraître assez compliquées et pesantes dans l’histoire, je les ai trouvées particulièrement intéressantes et légitimes. En même temps, cette théorie et ce personnage sont tout de même des piliers dans le déroulement de l’histoire, à mon sens en tout cas. Donc comme je le disais, même si ça peut sembler un peu lourd comme explications mathématiques, ce n’est finalement pas si difficile à comprendre et ça peut s’appliquer dans la vie de tous les jours, pas seulement dans un parc d’attractions de dinosaures. Le quotidien est fait d’incertitudes et de légères variations pouvant provoquer des choses improbables.

J’ai également beaucoup apprécié le suspense qu’a installé l’auteur, malgré les quelques moments attendus (j’ai pas tout oublié du film quand même, suis pas un poisson rouge ! Pas toujours en tout cas…) On suit avec tension les personnages de A à Z, dans l’intégralité de leurs moments de détresse.

Très bon livre donc. Je me demande d’ailleurs encore pourquoi je ne lui ai pas attribué de coup de cœur, par conséquent ce sera un presque coup de cœur !


le Film

Jurassic Park

RÉSUMÉ : Ne pas réveiller le chat qui dort… C’est ce que le milliardaire John Hammond aurait dû se rappeler avant de se lancer dans le « clonage » de dinosaures. C’est à partir d’une goutte de sang absorbée par un moustique fossilisé que John Hammond et son équipe ont réussi à faire renaître une dizaine d’espèces de dinosaures. Il s’apprête maintenant avec la complicité du docteur Alan Grant, paléontologue de renom, et de son amie Ellie, à ouvrir le plus grand parc à thème du monde. Mais c’était sans compter la cupidité et la malveillance de l’informaticien Dennis Nedry, et éventuellement des dinosaures, seuls maîtres sur l’île…


Je me suis replongée dans le premier volet – en VOST cette fois-ci, contrairement à mon premier visionnage qui était en français. On va dire que j’essaie de regarder les films et séries en VO, je trouve bien plus sympa et beaucoup plus authentique surtout. Et puis si ça peut me permettre d’améliorer mon (pitoyable) anglais…

Un film à la hauteur du livre

Je pense pouvoir dire que j’ai autant apprécié le film que le livre, le film étant très fidèle à l’ouvrage de Michael Crichton. Je ne m’étendrai pas trop sur ce classique réalisé par Steven Spielberg, justement parce-que c’est un classique et que la plupart des personnes qui me liront auront certainement déjà vu ce film. Cependant je tiens à dire que j‘ai là aussi beaucoup aimé le rôle du mathématicien Ian Malcolm, formidablement joué par Jeff Goldblum. Ce personnage, toujours me semble-t-il aussi important dans le déroulement de l’histoire, est bien interprété, avec cette pointe d’humour très agréable dans ce moment de panique durant « l’invasion » des dinosaures. Toujours la petite phrase bien placée :

« Discovery is always a rape of the natural world. » Ian Malcolm, dans Jurassic Park de Steven Spielberg

Un très bon casting

Le reste du casting est aussi très bon, que ce soit les adultes ou les enfants – très bien joués par Joseph Mazzello et Ariana Richards. Seul petit bémol que je pourrai trouver par rapport au livre, ce serait le personnage de John Hammond qui je trouve ne colle pas toujours à l’œuvre originale. Dans le roman – jusqu’à son point final – John Hammond ne lâche pas l’affaire concernant son parc, il ne réalise pas la gravité de ses actes. Dans le film, à plusieurs moments, il se rend compte de l’ampleur que prennent les événements. Mais mis à part ce petit détail, j’adhère totalement à cette adaptation, et comme on le sait les effets spéciaux sont splendides (je n’oserai dire pour l’époque – même si c’est le cas – puisque ce serait dire que je commence à vieillir #jailememeagequelefilm).

Voilà voilà ! Je vous en reparlerai pour vous donner mon avis sur les deux volets suivants, ainsi que sur le tome 2 de Michael Crichton, Le monde perdu.  En attendant, n’hésitez pas à me donner votre avis sur le livre, le film, ou même sur le blog, ça me ferait grand plaisir de vous lire à mon tour !

Avec affection, Mu’

Bel-Ami : le roman de Guy de Maupassant & le film

Le Roman

Bel-Ami

RÉSUMÉ : Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d’une rencontre le met sur la voie de l’ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l’intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l’initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu’il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu’il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, œuvrent dans l’ombre. La presse, la politique, la finance s’entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l’érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l’angoisse que chacun porte au fond de lui-même.


Un classique du genre, c’est la seconde fois que je lis ce livre. C’était au départ une lecture obligatoire à mes débuts au lycée, et comme toujours je n’avais aucunement envie de lire un livre de manière « forcée ». Malgré tout j’ai fini par terminer ce bouquin en temps et en heure, chose rare pour moi, je m’en souviens encore d’ailleurs ! J’ai décidé de le relire, par un choix indépendant cette fois-ci, et j’en suis bien contente.

Une évolution hiérarchique dans une société du XIXème

Ce livre se lit plutôt bien, ce n’est pas trop lourd, malgré quelques descriptions parfois longues. Je me suis rapidement replongée dans l’histoire qui me semble tout à fait intéressante afin de comprendre comment fonctionnait la hiérarchie dans la société du XIXème siècle. Le personnage principal, Georges Duroy – alias Bel-Ami – est très attachant. J’ai beaucoup aimé voir comment il évoluait dans ce monde de bourgeoisie dont il ne connaissait rien au départ. Il a vite su s’adapter, apprendre, et devient une menace de plus en plus grande pour les grands de ce monde. Grâce à ses relations – professionnelles et surtout sentimentales – Duroy mène tout le monde à la baguette, malgré quelques ratés. C’est un personnage qui rebondit toujours, rendant le récit plein de surprises. À la lecture de ce roman, on entre dans un autre univers où peu de véritable amour ne règne, dans un monde principalement manipulateur. On découvre également à travers ce roman la place importante de la femme dans l’ascension sociale des hommes. Ne dit-on d’ailleurs pas que derrière un homme se cache toujours une femme ? Ça me semble un bon résumé pour ce livre que j’ai beaucoup aimé, je dirai même que c’est un presque coup de cœur. Ce livre ne manque de presque rien pour devenir un véritable coup de cœur.


Le Film

Bel-Ami

RÉSUMÉ : À Paris, à la fin du XIXe siècle, Georges Duroy, jeune homme ambitieux, est déterminé à se hisser au sommet d’une société qui le fascine. Des mansardes miteuses aux salons les plus luxueux, usant de son charme et de son intelligence pour passer de la pauvreté à la richesse, il quitte les bras d’une prostituée pour ceux des femmes les plus influentes de la capitale. Dans un univers où la politique et les médias mènent une lutte d’influence acharnée, à une époque où le sexe est synonyme de pouvoir et la célébrité une obsession, Georges Duroy ne reculera devant rien pour réussir.


Concernant le film sorti en 2012, je suis très déçue du résultat. Quand j’avais entendu dire qu’un film sortirai avec comme acteur principal Robert Pattinson, j’avais hâte – à l’époque j’étais une très grande fan de Twilight et d’Edward Cullen alors forcément ! Mon engouement quant à l’attente du film s’est vite essoufflé et j’ai même appréhendé et retardé mon visionnage quand un Florian – toujours lui, on ne change pas une équipe qui gagne ! ;p – qui était en classe avec moi au moment où nous devions lire le roman – m’a donné un avis très négatif sur le film. J’ai tout de même été le voir et je suis maintenant d’avis de dire qu’il ne rend pas justice au livre.

Une déception

Tout d’abord je n’apprécie pas trop la manière dont sont joués les personnages, ils ne collent pas vraiment aux personnalités décrites dans le roman. Robert Pattinson, interprétant Georges Duroy, semble souffrir à longueur de temps. J’ai d’ailleurs eu la sensation de voir un Edward Cullen bis – qui convient dans Twilight mais à mon sens pas pour notre Bel-Ami – en plus ils ont oublié la moustache alors je ne vous raconte pas ma déception ! J’ai également été très déçue par les voix françaises, j’ai d’ailleurs rapidement voulu trouver une version originale, en vain. Là aussi, les intonations ne me semblent pas appropriées quant aux personnalités des personnages. Les quelques points positifs que je peux trouver sont que malgré tout la trame de l’histoire est plutôt logique et semblable à l’ouvrage de Maupassant et que j’ai beaucoup aimé le jeu d’actrice de Christina Ricci qui joue la maîtresse « principale » de Duroy, seul personnage qui pour moi respecte l’œuvre originale. Le deuxième point positif reste la bande-originale, qui est assez belle, composée par Rachel Portman. On peut également retrouver ses compositions dans le film Never let me go.

En somme, j’ai adoré le roman et détesté son adaptation filmique. Je ne pense pas que ce soit dû aux acteurs mais plus à la manière dont les réalisateurs ont fait la mise en scène. Du coup je conseille vivement le roman mais pas le film, ou en tout cas je ne vous conseille pas de lire le livre avant de voir le film.