Le tigre et la neige réalisé par Roberto Benigni

Le tigre et la neige

RÉSUMÉ : Attilo est poète et, comme tous les poètes, c’est un grand rêveur. Chaque nuit, il fait le même rêve, celui où la femme idéale lui parle d’amour. Et voilà qu’il la rencontre, la femme de ses rêves, en chair et en os au cours d’une conférence d’un ami irakien ! Pas une minute à perdre pour la séduire. Mais Vittoria semble inaccessible et s’évapore dans la nuit. Quand Attilo apprend que Vittoria a disparu lors de son voyage en Irak, il décide d’aller la retrouver envers et contre tout.

Non, non, vous ne rêvez pas ! Je vous présente enfin l’Extravagance du mois de juillet ! Et la thématique n’est tout autre qu’un film à la nationalité italienne (ce qui me comble de joie!). Voici donc… *roulement de tambour* : Le tigre et la neige, de l’illustre Roberto Benigni (en tant que réalisateur et acteur Messieurs Dames ! Pardon du peu!) Bref… Voici mon avis là-dessus… !

Le personnage fantasque d’Attilio

Bon, tout d’abord il y a Roberto Benigni, alors à partir de là… Fidèle à lui-même, nous retrouvons un personnage épris d’amour, jusqu’à la folie ; et c’est une joie de le retrouver ainsi. Certes il pourrait sembler qu’il manque une case à ce pauvre homme, à la poursuite d’un amour impossible – ou disparu. Mais c’est surtout un honneur de suivre ce personnage qui est emprunt d’optimisme et de naïveté lorsqu’il tente le tout pour le tout pour sauver son amour – et sa raison de vivre. Grand poète dans l’âme – et dans la profession – Attilio donne de l’importance à ce qui l’est et nous montre que peu de choses sont impossibles.

Un film à la compréhension complexe

La compréhension de l’histoire n’est pas aisée tant Attilio est un rêveur, ce qui ne l’empêche pas d’être touchante. Roberto Benigni est tout bonnement superbe, tandis que Jean Reno nous dévoile un personnage bien plus terre à terre et sombre malgré son soutien et son attachement pour son ami.

À la fois beaucoup et trop peu nous est dévoilé à la fin ; dénotant indéniablement un personnage principal bien plus fort et bien moins idiot que l’on pourrait penser de nombreuses fois au court du film. Un bon moment !

La bande-annonce :

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Downsizing

Downsizing

RÉSUMÉ : Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le « downsizing ».

Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie.

Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

Entrer dans cet univers miniature est intrigant, surtout idyllique : plus besoin de se tuer à la tâche pour se payer un maudit 15 m². Plus besoin de débourses des millions pour ne serait-ce d’une séance de sport de loisir par mois. Maison de rêve, santé parfaite. Bref, le paradis. Et en plus de ça, mini veut dire réduction énergétique et écologie, alors que pourrait faire la science de mieux que de nous réduire plus petits que fourmis pour sauver la planète ?

Oui mais ce nouveau monde, moins consommateur, ou tout du moins à la quantité de produits consommés réduite, est-il si différent du nôtre, celui des ‘grands’ ? Est-ce réellement l’écologie qui est le pilier de cette avancée scientifique ou bien juste le simple confort, ou le luxe devrai-je dire, qui dirige cette volonté à devenir si petit ? La richesse et la paresse sont certes attirants, mais n’est-ce pas idyllique voire utopique de voir tout un chacun logé à la même enseigne ?

Bref, ce film de Alexander Payne se veut être un certain reflet d’une société de consommation qui prend conscience de l’enjeu écologique des temps modernes. Je reste pourtant totalement mitigée face au message qui se veut être transmis. Donne-t-il ne serait-ce qu’une once d’espoir en l’humanité et en sa capacité à redresser et à panser le monde ? Je n’en suis pas certaine. À la suite de ce visionnage, plusieurs messages semblent s’offrir à moi : est-il préférable de penser sur le long terme, donc aux générations futures, en se sacrifiant pour sauver l’humanité ? Ou bien est-il mieux de penser au temps présent en prenant soin des autres et de soi-même ? Le tout en songeant impérativement au fait que nous sommes potentiellement complètement fichus.

Avis de mistral

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RÉSUMÉ : Léa, Adrien, et leur petit frère Théo, sourd de naissance, partent en vacances en Provence chez leur grand-père, Paul « Oliveron », qu’ils n’ont jamais rencontré à cause d’une brouille familiale. Ce ne sont pas les vacances dont ils rêvaient, surtout que leur père a annoncé la veille qu’il quittait la maison. En moins de 24 heures, c’est le clash des générations, entre les ados et un grand-père qu’ils croient psychorigide. À tort. Car le passé turbulent de Paul va ressurgir et les Seventies vont débarquer au fin fond des Alpilles. Pendant cet été tourmenté, les deux générations vont être transformées l’une par l’autre.


Hello tout le monde ! Cet article des Extravagances est particulier. Pourquoi me direz-vous ? Eh bien parce-qu’il s’agit des 1 an de ce projet fou que nous nous sommes lancés avec Florian. Oui, fou, parce-qu’il faut l’être au moins un peu pour s’imposer des films comme on le fait comme ça (bienvenue dans mon quotidien de fille qui adore le hasard!) Bref… Pour fêter cette première année de collaboration nous avons quelque peu modifié notre règle de départ : nous avons, comme d’habitude, pris un thème au hasard, mais cette fois-ci nous avons choisi le film que l’autre devait regarder, et ainsi pourquoi pas faire sortir l’autre de sa zone de confort (surtout pour Florian en fait héhé). Lui m’a donc choisi Avis de mistral avec Jean Reno (enfin c’était Days & Nights au départ, mais il est même pas sorti en France ce film donc c’était un peu compliqué!).

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