Trance

Trance

RÉSUMÉ : Simon, un commissaire-priseur, s’allie à un gang mené par Franck, un caïd de la pègre. Ils préparent le vol audacieux d’un chef-d’œuvre de Goya. Lorsque Simon tente de flouer le gang pendant le vol, Franck le frappe violemment, le laissant inconscient… À son réveil, Simon annonce que le choc lui a fait oublier où il avait caché le tableau. Incapable de forcer Simon à révéler le lieu de la cachette, Franck et ses associés font appel à une charismatique hypno-thérapeute dans le but de le faire parler.


Bonjour à tous ! Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler d’un film qui m’a pour le moins étonnée. En effet, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il devienne un réel coup de cœur, je faisais d’ailleurs en sorte de repousser le moment de le regarder. Et finalement, quelle n’a pas été ma surprise quand je me suis rendue compte – dès les premières minutes – que ce film était une petite pépite ! On passera sur le fait que je l’ai regardé en français étant donné que je n’ai pas trouvée la version originale, mais pour le coup je n’ai pas été choquée par le doublage (good point!).

Un déroulement de l’intrigue incroyablement juste

Dès les premières minutes – je dirai même secondes – du film, j’ai été happée par le contexte de l’histoire. On sait instantanément qu’un vol d’œuvre d’art va être produit, et l’on suit Simon, interprété par le génialissime James McAvoy, qui nous dit tout sur son métier de commissaire-priseur (ou presque), en tout cas l’essentiel pour l’histoire. Tout au long du film, les éléments s’enchaînent très vite, ne laissant pas forcément le temps de comprendre ce qu’il se passe, qui est ‘gentil’ et qui ne l’est pas. Mais finalement, c’est ce qui fait une grande force de ce film. À chaque moment du film j’ai eu l’impression de saisir un dénouement, ou un élément partiel de ce que l’on me racontait, et la seconde suivante toutes mes théories tombaient à l’eau. J’ai été constamment entraînée, par la vitesse d’enchaînements de l’intrigue et les caractères des personnages, dans un dédale de vraies et de fausses réponses. Au final, je ne suis toujours pas sûre d’avoir saisi ce qui se tramait entre les différents personnages, ni même ce que venait faire la toile extrêmement coûteuse dont il est fait référence tout au long du film. Trance est l’un de ces films où, s’il est possible de tout saisir, ce n’est pas une chose évidente, et c’est ce que j’ai beaucoup apprécié.

Une profondeur complexe et cachée

Mais ce que j’ai énormément aimé également, c’est que derrière cette petite histoire de vol d’une œuvre d’art se cachent d’autres problématiques, bien plus douloureuses. On nous fait croire que l’histoire porte sur une « criminalité matérielle » (la toile volée) alors que finalement nous nous trouvons dans un schéma complexe qui est créé par l’hypnose. Je ne saurais dire si je crois ou non à cette pratique, mais quoi qu’il en soit elle transparaît bien plus qu’essentiel pour le déroulement de ce film et nous amène à nous questionner non plus sur ce vol onéreux mais sur une certaine psychologie des personnages.

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce thriller, que je vous recommande chaudement.

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Mange, prie, aime (Eat Pray Love)

Mange, prie, aime

RÉSUMÉ : Elizabeth Gilbert a tout pour être heureuse : un mari, un grand appartement… Mais un jour, elle réalise que cette vie n’est pas faite pour elle. Après un divorce douloureux, elle entreprend un grand voyage à travers le monde.


Bonjour tout le monde ! Je vous retrouve pour Les Extravagances du mois de juin avec grand plaisir ! Le thème de ce soit était de regarder un film avec comme actrice l’incroyable Julia Roberts. C’est chose faite, et mon choix s’est porté sur Mange, prie, aime et je n’en suis que plus ravie. Et, bonne nouvelle, j’ai pu le regarder en VO ! Mais en quoi ce film a pu se démarquer d’un autre, me direz-vous, pour qu’il devienne par ailleurs un presque coup de cœur pour moi ? Eh bien pour le savoir, je vous laisse lire la suite !

Un merveilleux voyage visuel…

J’ai instantanément été happée par l’univers, merveilleux de par ses paysages et ses traditions, que nous offre le film. On entre dans un monde si différent et si étranger du monde occidental dans lequel nous vivons que l’on a envie de faire partie du voyage. Et plus qu’un voyage à travers les paysages de l’Italie, de l’Inde et de Bali, c’est notre existence qui évolue et qui se dévoile à nos yeux. Comme Liz – Julia Roberts – nous effectuons un voyage au fond de nous-même, ce qui nous permet avant tout d’apprendre à nous connaître.

comme spirituel

Je me suis sentie assez proche de ce personnage – même si ma vie n’était pas aussi avancée avec le mariage hein et le divorce hein ! – dans la mesure où je pense que nous ressentons tous le besoin, un jour, de nous recentrer sur nous-même et de découvrir qui l’on est vraiment. Cette histoire m’a fait prendre conscience de tout ce que nous pouvons vivre et de tout ce dont on peut être capable, quelque soit notre existence et nos expériences. Il est de ces films où, dès leur visionnage, on a envie de tout plaquer et de faire le tour du monde. Je ne pense pas que j’en serai réellement capable, mais finalement, avec un peu de volonté et de courage, il est possible de sortir de ses propres sentiers battus pour aller explorer le monde, son propre monde.

Du fait que je sois athée, j’ai eu un peu peur de ne pas me reconnaître dans la partie « religieuse » du film. Au final, j’ai été très satisfaite de découvrir non pas une histoire réellement de religion, mais davantage de croyance. Je ne sais pas si je vais réussir à me faire comprendre tant je ne maîtrise pas le sujet, mais selon moi le film traite avant tout d’une croyance en soi, en ses capacités. L’important n’est pas d’avoir foi en quelqu’un, mais de faire en sorte de trouver son propre équilibre, de la manière qui nous correspond le mieux. Je ne dirai pas que je me mettrai à la méditation – même si ma curiosité est attisée désormais – mais je ressens quelque l’envie si ce n’est le besoin de davantage me recentrer sur moi-même, et, un jour, à l’image des guru de me vider l’esprit de tous mes petits tracas et petites pensées pouvant parasiter une simplicité de vivre.

Par ailleurs, le passage en Italie m’a indéniablement donné envie d’y retourner et d’y vivre pleinement une expérience. Je me suis d’ailleurs rappelé comme l’italien est une belle langue que je devrai définitivement apprendre !

Des personnages touchants

Au-delà du personnage principal interprété par Julia Roberts (que j’ai tout bonnement adoré!), je ne peux que souligner l’attachement que j’ai eu pour chacun des personnages. On y découvre au fur et à mesure leur vécu, leur histoire, permettant de créer cet attachement particulier. Et je dédie une mention spéciale à James Franco (comment ai-je pu ne pas le remarquer plus tôt ? *.*)

Je pense vous avoir livrés les arguments qui selon moi font de ce film une petite pépite. J’attends vos retours avec impatience !

N’oublie jamais (The Notebook)

N'oublie jamais

RÉSUMÉ : Atteinte de la maladie d’Alzheimer, Allie vit en maison de retraite. Chaque jour, Noah lui lit le même livre. Il s’agit du carnet où Allie a consigné sa propre histoire, lorsqu’elle a appris sa maladie. Pour ne pas oublier ses sentiments, elle a écrit, et Noah, inlassablement, lui relit ses propres mots. À travers eux, on la découvre dans les années trente, éperdument amoureuse d’un jeune homme, Noah, que sa mère fera tout pour éloigner d’elle, sa situation n’étant pas jugée assez bonne. Après des années de séparation, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Allie s’apprête à épouser un avocat. Lorsque, par le journal, elle apprend le retour de Noah, l’envie lui prend de le revoir. Échappant à une vie de convenance, les deux jeunes gens se retrouvent et découvrent que leur amour est resté intact. Ils passeront le reste de leur vie ensemble, jusqu’à ce que la mémoire les sépare.

Autant vous dire que pour ce thème « Adaptation d’un roman de Nicholas Sparks », que j’avais consciencieusement ajouté à notre liste à Florian et moi, j’étais excitée comme une puce. Sur les 12 films adaptés de ses romans, j’en avais déjà vus 4, dont The Last Song, MON film préféré. Alors forcément, avec ce thème, je n’avais qu’une envie : en découvrir un autre. Mon choix s’est tourné vers N’oublie jamais. J’en avais beaucoup entendu parler, étant il me semble le plus connu des 12 adaptations. Il m’a alors semblé logique de regarder ce film, surtout avec Ryan Gosling en acteur principal :p Mais passons sans attendre à mon avis.

Un début décevant

J’ai pour le moins été déçue, malheureusement. J’en attendais certainement beaucoup, ayant adoré The Last Song, The Lucky One, Le temps d’un automne (second film préféré ^^) et Une seconde chance. Je pense que c’est ça, j’en attendais beaucoup trop. Ce n’est pas un mauvais film, j’ai passé un bon moment, mais je m’attendais à mieux. Il m’a en effet semblé que le début de l’histoire d’amour était beaucoup trop rapide et improbable. Quel est donc le caractère d’Allie, qui paraît déterminée à ne pas laisser une chance à Noah, et qui subitement tombe follement amoureuse de lui ? Peut-être y a-t-il une ellipse dans le film et que d’autres rendez-vous sont présents mais qu’on ne le perçoit pas à l’écran. Mais j’en doute fortement dans la mesure où il s’agit d’une romance estivale, et que qui dit été, dit peu de temps. Pour le savoir il faudrait que je relise le livre Les pages de notre amour, ça fait bien longtemps que je l’ai lu, je ne me souviens donc plus de grand chose – ce qui colle plutôt bien au titre du film d’ailleurs…

Un parallèle avec Titanic

Je pense que j’ai eu beaucoup de mal à accrocher au film et aux personnages. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle avec Titanic : un jeune homme plutôt pauvre, qui tombe éperdument amoureux d’une jeune fille de la haute société. Noah va tout faire pour attirer l’attention d’Allie, il va lui « montrer les choses de la vie » (sérieusement, se coucher en plein milieu de la route et risquer quelque peu sa vie ?), tous deux vont participer à une petite soirée plutôt folklorique au niveau musical, avec accordéon et tout le tintouin, Noah dansant avec un petit garçon – Jack avec une petite fille dans Titanic – avant de proposer à sa bien-aimée de partager cette danse de ‘classe inférieure’ (n’y a-t’il pas un passage totalement similaire au fin fond du paquebot si célèbre ?!). J’avoue que ces similitudes m’ont quelque peu dérangées. Dans le même acabit, j’ai trouvé quelques similitudes avec d’autres adaptations, The Last Song principalement (je l’ai tellement vu, les points communs ne peuvent que me frapper) : la jeune fille qui finie par montrer à son cher et tendre ses qualités de pianiste, ou encore l’une des familles d’un des adolescents qui appesantie un repas familial en rabaissant l’un des deux tourtereaux quant au choix de ne pas aller à l’université. On dira qu’on retrouve la patte de l’auteur, même si je trouve dommage d’avoir autant de similitudes, rendant le film un peu moins original.

Des personnages matures appréciables

Ce qui m’a cependant plu dans ce film, parce-que oui, j’ai quand même apprécié, ce sont les moments où nous suivons ce vieil homme qui raconte l’histoire de Noah et Allie à une vieille dame de la maison de retraite. On ressent facilement les émotions transmises à chaque chapitre lu par l’homme, ses tentatives afin de redonner la mémoire à cette femme qui (re)découvre une si belle histoire d’amour. On partage avec cette femme l’envie de connaître la suite du livre, la suite de cette romance adolescente, puis par la suite cette romance adulte. C’est également un point que j’ai apprécié : une fois la partie adolescente terminée, les personnages, leurs caractères, leurs histoires me plaisaient davantage. On ressent leur maturité qui est désormais présente, surtout pour le personnage d’Allie, pour qui cela manquait cruellement. Mais peut-on lui demander d’en avoir à l’âge de 17 ans, tandis qu’elle ne souhaite qu’une chose : vivre son histoire d’amour avec Noah ? Lorsqu’ils sont adultes, on découvre subitement ce qu’ils sont devenus, parfois on a de l’espoir pour leur histoire, parfois non. Je me suis je pense sentie plus proche d’eux adultes qu’adolescents, ce qui est certainement logique.

J’ai par contre été plutôt déçue par Ryan Gosling, je l’ai largement préféré dans Crazy Stupid Love :p

S’en est tout pour ces Extravagances de F&M du mois d’avril , à bientôt !

Exodus (Exodus: Gods And Kings)

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RÉSUMÉ : Une relecture de la trajectoire de Moïse.

Une fois de plus, le cinéma me permet de connaître et de m’intéresser à l’histoire. Pour qui tout ceci est déjà connu, pour moi c’est souvent très flou. Mais j’ai eu le plaisir de découvrir ce film et son histoire il y a plus d’un an maintenant au moment de sa sortie au cinéma.

Un casting plaisant

Étant donné que cette histoire est certainement connue de tous, je vais davantage vous donner mon avis sur la forme si l’on peut dire. Je trouve que le casting est très bien choisi, et je pense pouvoir dire sans me tromper que Florian (Modeste-Illumination) – avec qui je suis allée voir le film, comme toujours ^^ – est du même avis que moi : parce-qu’un film avec Christian Bale, ça en vaut la peine ! Et pour ne pas parler que du physique (parce-qu’il n’y a pas que l’apparence qui compte quand même..!), Moïse est très bien joué, tout comme Ramsès interprété par Joel Edgerton. On ressent très bien au début du film la complexité des sentiments à la fois fraternels et rivaux entre les deux personnages, qui vont finalement se recentrer sur la rivalité au vu des enjeux et objectifs de chacun.

Petite aparté loufoque…

Quand on en vient à la prophétie, je ne peux m’empêcher de me dire que ça complique toujours tout. Je m’explique : et si finalement, de manière générale, on n’arrêtait d’écouter quelque prophétie que ce soit ? Étant donné qu’à partir du moment où quelqu’un tente de déjouer cette prophétie, c’est à ce moment là qu’elle se réalise et que l’on se fait couillonner. Alors bon, je sais pas ce que vous en pensez, mais selon moi il faut arrêter de vouloir les contrer (exemples : Œdipe qui va tuer son père et copuler avec sa mère ; Moïse qui va être s’enfuir avec sa sœur au moment de sa naissance ; …). Dans le cas présent, si elle avait été ignorée, il n’aurait pas été utile de chercher à tuer tous les nouveaux-nés hébreux, Moïse ne se serait pas échappé, et possiblement la prophétie ne se serait pas réalisée. Enfin… Je m’égare beaucoup trop, mais vous voyez ce que je veux dire ! J’espère… ^^

De manière générale

Mais revenons à l’essentiel… Les effets spéciaux sont indéniablement bien réalisés (je ne voudrai pas autant de grenouilles dans mon lit ! Ni d’asticots…). Je n’ai pas vu le film en 3D (j’évite en général…) mais on devait sûrement se croire parmi tous ces insectes (du coup ça m’arrange bien de ne pas avoir mis ces merveilleuses lunettes ! XD)

En somme, j’ai bien aimé ce film, pour ses acteurs, sa réalisation et son apport historique (pour moi en tout cas !). Et puis qu’on se le dise : j’adore l’Égypte :p

Chasseur blanc, cœur noir (White Hunter, Black Heart)

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RÉSUMÉ : Un réalisateur de films intransigeant, John Wilson, s’apprête à tourner une superproduction en Afrique. Il est peu à peu captivé par un autre projet: celui de partir à la chasse à l’éléphant. En 1951 Peter Viertel, romancier, accompagne John Huston en Afrique sur le tournage d' »African Queen ». Il en tire un ouvrage « Chasseur blanc, cœur noir » qui, déclare-t-il, « ne traite pas d' »African Queen ». C’est le portrait d’un réalisateur en proie à une obsession envahissante qui, pour lui, passe avant tout. Une obsession dont le prix sera exorbitant. »

Bonjour tout le monde ! Ou plutôt bonsoir vue l’heure à laquelle je poste cet article… Oui, je le sais, ce n’est pas raisonnable de ma part de poster ma seconde découverte des Extravagances de manière si in extremis, mais le principal est que je sois dans les temps, n’est-ce pas ? 😀

Alors le voici le voilà, dans le thème « Réalisé par Clint Eastwood », je vous présente Chasseur blanc, cœur noir ! Le plus connu, n’est-ce pas ? Hmm hmm… C’est donc le second film que je regarde de ce grand réalisateur, après American Sniper dont je compte bien vous parler un jour (très précis hein ? :p). J’ai hésité entre ce film et Invictus, peut-être aurai-je dû opter pour le second ? Certainement. D’autant plus que regarder Chasseur blanc, cœur noir lorsque l’on a peu dormi… C’est assez compliqué à comprendre… Mais voilà, je vais quand même essayer de donner un avis qui je l’espère sera tout au moins pertinent sur ce film !

Petite mise en contexte

J’espère ne pas me tromper en disant cela, mais il me semble que le personnage qu’incarne Clint Eastwood – parce-que oui, il a une fois encore une double casquette pour l’un de ses films – incarne un réalisateur ayant tourné en Afrique. Une grande différence se ressent cependant : le réalisateur représenté se concentre essentiellement sur le tournage de son film, tandis que Clint Eastwood semble plutôt préférer chasser l’éléphant, jusqu’à décevoir ses amis.

Une forte personnalité incarnée par Clint Eastwood

J’ai trouvé assez intéressant ce point de vue que l’on a du travail, des ambitions du réalisateur, même s’il n’est certainement qu’une facette, qu’une personnalité parmi la multitude d’hommes qui exercent ce métier. On découvre au départ un personnage qui fait tout pour réaliser un film à son image, sans artifice, en insistant pour tourner en Afrique plutôt que dans un studio ou dans un décor qui n’est pas fidèle à sa vision des choses. On découvre par cela un personnage caractériel, qui sait ce qu’il souhaite et qui d’ailleurs l’obtient, sans prendre garde à son entourage. Ses ambitions vis-à-vis de son film vont rapidement être tournées vers un autre objectif : celui de chasser un éléphant. Le réalisateur se détourne totalement de sa création ainsi que de ses partenaires, montrant un personnage borné.

Je ne saurai dire si j’ai aimé ce film ou non, tant il m’a semblé compliqué. Il me faudrait certainement le revoir à tête reposée afin de mieux le cerner et en comprendre les objectifs de Clint Eastwood.

J’espère faire mieux pour le prochain, et promis, je serai en forme quand je regarderai le film ! D’ailleurs en attendant je vous invite à aller voir mon précédent article des Extravagances, beaucoup plus fini et intéressant !

Bel-Ami : le roman de Guy de Maupassant & le film

Le Roman

Bel-Ami

RÉSUMÉ : Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d’une rencontre le met sur la voie de l’ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l’intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l’initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu’il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu’il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, œuvrent dans l’ombre. La presse, la politique, la finance s’entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l’érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l’angoisse que chacun porte au fond de lui-même.


Un classique du genre, c’est la seconde fois que je lis ce livre. C’était au départ une lecture obligatoire à mes débuts au lycée, et comme toujours je n’avais aucunement envie de lire un livre de manière « forcée ». Malgré tout j’ai fini par terminer ce bouquin en temps et en heure, chose rare pour moi, je m’en souviens encore d’ailleurs ! J’ai décidé de le relire, par un choix indépendant cette fois-ci, et j’en suis bien contente.

Une évolution hiérarchique dans une société du XIXème

Ce livre se lit plutôt bien, ce n’est pas trop lourd, malgré quelques descriptions parfois longues. Je me suis rapidement replongée dans l’histoire qui me semble tout à fait intéressante afin de comprendre comment fonctionnait la hiérarchie dans la société du XIXème siècle. Le personnage principal, Georges Duroy – alias Bel-Ami – est très attachant. J’ai beaucoup aimé voir comment il évoluait dans ce monde de bourgeoisie dont il ne connaissait rien au départ. Il a vite su s’adapter, apprendre, et devient une menace de plus en plus grande pour les grands de ce monde. Grâce à ses relations – professionnelles et surtout sentimentales – Duroy mène tout le monde à la baguette, malgré quelques ratés. C’est un personnage qui rebondit toujours, rendant le récit plein de surprises. À la lecture de ce roman, on entre dans un autre univers où peu de véritable amour ne règne, dans un monde principalement manipulateur. On découvre également à travers ce roman la place importante de la femme dans l’ascension sociale des hommes. Ne dit-on d’ailleurs pas que derrière un homme se cache toujours une femme ? Ça me semble un bon résumé pour ce livre que j’ai beaucoup aimé, je dirai même que c’est un presque coup de cœur. Ce livre ne manque de presque rien pour devenir un véritable coup de cœur.


Le Film

Bel-Ami

RÉSUMÉ : À Paris, à la fin du XIXe siècle, Georges Duroy, jeune homme ambitieux, est déterminé à se hisser au sommet d’une société qui le fascine. Des mansardes miteuses aux salons les plus luxueux, usant de son charme et de son intelligence pour passer de la pauvreté à la richesse, il quitte les bras d’une prostituée pour ceux des femmes les plus influentes de la capitale. Dans un univers où la politique et les médias mènent une lutte d’influence acharnée, à une époque où le sexe est synonyme de pouvoir et la célébrité une obsession, Georges Duroy ne reculera devant rien pour réussir.


Concernant le film sorti en 2012, je suis très déçue du résultat. Quand j’avais entendu dire qu’un film sortirai avec comme acteur principal Robert Pattinson, j’avais hâte – à l’époque j’étais une très grande fan de Twilight et d’Edward Cullen alors forcément ! Mon engouement quant à l’attente du film s’est vite essoufflé et j’ai même appréhendé et retardé mon visionnage quand un Florian – toujours lui, on ne change pas une équipe qui gagne ! ;p – qui était en classe avec moi au moment où nous devions lire le roman – m’a donné un avis très négatif sur le film. J’ai tout de même été le voir et je suis maintenant d’avis de dire qu’il ne rend pas justice au livre.

Une déception

Tout d’abord je n’apprécie pas trop la manière dont sont joués les personnages, ils ne collent pas vraiment aux personnalités décrites dans le roman. Robert Pattinson, interprétant Georges Duroy, semble souffrir à longueur de temps. J’ai d’ailleurs eu la sensation de voir un Edward Cullen bis – qui convient dans Twilight mais à mon sens pas pour notre Bel-Ami – en plus ils ont oublié la moustache alors je ne vous raconte pas ma déception ! J’ai également été très déçue par les voix françaises, j’ai d’ailleurs rapidement voulu trouver une version originale, en vain. Là aussi, les intonations ne me semblent pas appropriées quant aux personnalités des personnages. Les quelques points positifs que je peux trouver sont que malgré tout la trame de l’histoire est plutôt logique et semblable à l’ouvrage de Maupassant et que j’ai beaucoup aimé le jeu d’actrice de Christina Ricci qui joue la maîtresse « principale » de Duroy, seul personnage qui pour moi respecte l’œuvre originale. Le deuxième point positif reste la bande-originale, qui est assez belle, composée par Rachel Portman. On peut également retrouver ses compositions dans le film Never let me go.

En somme, j’ai adoré le roman et détesté son adaptation filmique. Je ne pense pas que ce soit dû aux acteurs mais plus à la manière dont les réalisateurs ont fait la mise en scène. Du coup je conseille vivement le roman mais pas le film, ou en tout cas je ne vous conseille pas de lire le livre avant de voir le film.

Imitation Game (The Imitation Game)

Imitation Game

RÉSUMÉ : 1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.


Il était (vraiment) temps que je vous parle de ce superbe film, un gros gros coup de cœur ! Je l’ai vu au cinéma il y a un petit moment déjà (au moment de sa sortie, donc je vous laisse imaginer…). Ne vous en faites pas, je n’ai pas du tout oublié ce que j’ai apprécié dans ce film, ni même ce que j’ai moins aimé, si tant ai que je n’ai pas aimé quelque chose…

Pourquoi je suis allée voir ce film.. ?

Ce qui m’a poussé à aller voir ce film, c’est son résumé. Enfin… Plus précisément les premiers mots de ce résumé car il n’a pas fallu grand chose pour que je me décide à aller le voir, « Alan Turing » était suffisant. Mais me direz vous, en quoi ces deux seuls mots ont pu me donner envie d’aller y jeter un coup d’œil ? Et bien c’est tout simple : nous avons maintes et maintes fois parlé de ce grand homme pendant les cours d’information-communication l’an dernier. Alors en (bonne?) étudiante que je suis, j’étais obligée d’aller regarder ce film (par contre quand il s’agit de lire des ouvrages pour les cours, il n’y a plus personne… C’est psychologique, je ne peux pas lire des choses qui me sont imposées, dommage!). Donc nous voilà partis (nous parce-que j’étais bien évidemment avec mon acolyte culturel : Florian) pour aller voir cette petite merveille.

Pour resituer les choses, nous n’avons pas étudié en cours la vie d’Alan Turing dans les détails. Nous avons seulement abordé l’investissement et l’apport qu’il a eu dans le domaine informatique, ainsi que sa fin de vie tragique, mais nous y reviendrons plus tard. Le film, lui, parle de cet homme, mathématicien et cryptologue, qui va tenter de décrypter la machine allemande Enigma, réputée inviolable.

Un personnage incroyable

Alors alors… J’ai donc eu un gros coup de cœur pour le film. J’adore l’interprétation d’Alan Turing – dont je n’imaginais pas le côté un peu toqué – faite par Benedict Cumberbatch. On s’attache très vite au personnage, à ses grands défauts, comme je le disais il est un peu bizarre, différent de toutes les autres personnes de cette planète. Mais c’est certainement ça qui fait que cet homme est un génie. On remarque rapidement l’importance qu’à eu le personnage durant la seconde guerre mondiale (nous n’apprendrons d’ailleurs que très très récemment de l’importance qu’il a eu durant la guerre, en avril 2012 précisément, lorsque certains dossiers ont été déclassés). Jusqu’alors je n’aurai pu imaginer que la guerre avait été raccourcie seulement par le génie d’un homme et de sa fine équipe – merveilleusement bien jouée aussi avec entre autre la seule femme, Keira Knighley dans le rôle de Joan Clarke.

J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’émotions dans ce film – j’ai même versé ma petite larme si je me souviens bien… Le personnage d’Alan Turing est assez complexe, non seulement par sa « bizarrerie » de caractère, mais aussi par sa position extrêmement difficile à cette époque, étant homosexuel. C’est un personnage très attachant (je me répète je crois…) par sa maladresse, son humour unique et très incompréhensible pour les autres. Son évolution est très intéressante, il passe d’un homme très solitaire pour, petit à petit, s’ouvrir aux autres – à sa manière, et pour le meilleur comme pour le pire. C’est également très émouvant de voir qu’il ne lâche rien pour sauver l’Angleterre. Il se mettra des gens à dos (notamment toute son équipe), il ne suivra pas toutes les règles, non pas pour servir son propre intérêt, mais bien celui de sa nation. Alan Turing a une manière bien spécifique de procéder pour tenter de décrypter la machine allemande, dont le codage change chaque jour à minuit. L’heure passée, il faut tout recommencer, et bien évidemment il y a beaucoup trop de combinaisons pour être en capacité de décrypter tous les codes – d’où la fameuse machine d’Alan Turing, ainsi que le premier calculateur.

J’aime également le personnage féminin – comme je le disais précédemment interprété par Keira Knightley – donnant une bonne touche de fraîcheur. La jeune femme se retrouve entourée d’une équipe masculine, et malgré tout elle va réussir à s’intégrer, à être leur égal (comme quoi, toutes les femmes n’étaient pas des secrétaires!).

Quelques « défauts »

Seuls petits (tout tout tout tout petits) points négatifs : les effets spéciaux, il y en a très très peu, et je dois bien avouer que les flammes des chars en train de brûler n’étaient pas très réalistes, mais comme on s’en fout puisque le plus important c’est quand même l’histoire, hop ! On oublie ! Deuxième point, qui serait en quelque sorte une légère déception – mais vraiment légère hein, ça reste un film sublime ! /!\ SPOILER POUR CEUX QUI NE CONNAÎTRAIENT PAS DU TOUT L’HISTOIRE D’ALAN TURNING /!\ – il est bien précisé à la fin du film qu’Alan Turing se suicide à cause de sa castration chimique, cependant ils n’ont pas dit comment. Il se serait en effet suicidé avec une pomme au cyanure, et j’étais persuadée qu’il le mentionneraient à un moment ou à un autre puisque la première image du film est celle d’Alan Turing justement en train de ramasser du cyanure. Est-ce qu’il ne s’agirait là que d’une coïncidence ou bien serait-ce un clin d’œil pour ceux qui savent d’avance comment il s’est suicidé ? Là est la question – FIN DU SPOILER. En somme, de tous tous tous tous petits défauts de rien du tout, qui n’enlèvent absolument rien à la splendeur de ce film, que je vous conseille vivement. Je n’ai plus qu’à lire le livre d’Andrew Hodges désormais.

À bientôt très chers lecteurs.